Football: Vancouver accueille le congrès de la FIFA à moins de deux mois du Mondial
information fournie par Reuters 28/04/2026 à 12:11

Le logo de la FIFA à Zurich

par Julien Pretot

Les fédérations membres de la FIFA se ‌réunissent jeudi à Vancouver pour leur congrès annuel, un rassemblement régulier qui revêt cette année une importance particulière à moins de deux mois ​de la Coupe du monde 2026 et alors que plusieurs questions restent en suspens avant la première édition à 48 équipes.

La plus grande Coupe du monde de l'histoire se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet.

L'une des principales préoccupations ​concerne les coûts de la compétition.

L'ampleur même de l'organisation d'un tournoi à travers l'Amérique du Nord, avec des déplacements sur de longues distances, des régimes fiscaux différents et des exigences ​opérationnelles importantes, a suscité une certaine inquiétude parmi certaines nations participantes.

L'UEFA ⁠a relayé les inquiétudes de plusieurs fédérations européennes de ne pas être en capacité d'équilibrer leur budget à moins d'un long ‌parcours dans la compétition.

La FIFA, pour sa part, met en avant la puissance commerciale sans précédent du tournoi.

L'instance dirigeante a indiqué qu'elle était prête à augmenter la dotation et les indemnités de participation au-delà de niveaux ​déjà records. Elle présente la Coupe du monde ‌à 48 équipes comme un vecteur de redistribution plus large plutôt que comme un simple gain ⁠financier plus important pour les meilleures équipes.

Selon la FIFA, davantage de nations, de matches et de recettes permettront d'allouer davantage de fonds aux programmes de développement et au mécanisme de solidarité du football mondial.

LA PARTICIPATION DE L'IRAN COMME ENJEU MAJEUR

Sur le plan politique, la participation de ⁠l'Iran est le point le ‌plus sensible à l'ordre du jour de la FIFA.

L'Iran s'est qualifié pour la Coupe du monde mais les ⁠préoccupations en matière de sécurité et de déplacements liées à ses matches aux États-Unis ont incité Téhéran à demander des garanties et à ‌demander la délocalisation de ses rencontres. La FIFA a rejeté toute modification du calendrier.

Les restrictions en matière de visas ⁠et de déplacements devraient également faire l'objet d'une attention particulière.

Des responsables de la Fédération palestinienne de ⁠football se sont récemment vu refuser ‌l'entrée au Canada pour une réunion en amont du congrès.

La FIFA a cependant déclaré à Reuters que le président de la Fédération ​palestinienne Jibril Rajoub et la vice-présidente Susan Shalabi avaient obtenu un visa ‌et devraient assister au congrès.

La FIFA affirme qu’elle travaille avec les gouvernements hôtes pour faciliter l’accès des délégations même si la liste définitive des associations participantes au congrès ​ne sera confirmée qu’au début de celui-ci.

La logistique globale de la Coupe du monde 2026 reste un thème central. Un tournoi réparti sur trois pays, plusieurs fuseaux horaires et de vastes distances mettra à l'épreuve les équipes, les supporteurs, les diffuseurs et les organisateurs ⁠comme aucune autre Coupe du monde.

Certaines fédérations ont fait part de leurs inquiétudes en privé mais la FIFA soutient qu’un modèle à plusieurs pays hôtes est essentiel pour un tournoi à 48 équipes.

Pour Vancouver, la tâche consiste donc à célébrer l’approche d’une Coupe du monde historique tout en peaufinant les derniers détails avant le coup d’envoi du 11 juin.

La FIFA s'attend à ce que le Mondial 2026 soit le plus grand et le plus lucratif de son histoire, avec des recettes prévues d'environ 13 milliards de dollars.

(Reportage de Julien Pretot, version ​française Vincent Daheron, édité par Blandine Hénault)