Football/Ligue des champions-Sans briller, le PSG élimine Monaco et rejoint les 8es de finale
information fournie par Reuters 25/02/2026 à 23:56

(Actualisé avec déclarations)

Loin d'être brillant, le Paris Saint-Germain a obtenu mercredi au Parc des Princes sa qualification en huitièmes de finale de la Ligue des champions grâce à son match nul contre Monaco (2-2) en barrage retour, huit jours après son succès à l'aller (3-2).

Maghnes Akliouche avait égalisé sur l'ensemble des deux matches en ouvrant le score juste avant la pause (45e) mais, comme lors de la première manche, Monaco a terminé la rencontre en infériorité numérique après l'expulsion de Mamadou Coulibaly pour deux cartons jaunes (58e).

Dans la foulée, Marquinhos a redonné l'avantage au PSG (60e) puis Khvicha Kvaratskhelia a doublé la mise (66e). Jordan Teze a redonné espoir aux Monégasques dans le temps additionnel (90e+2). En vain.

Paris, qualifié pour sa 14e saison consécutive en huitièmes de finale de C1, défiera Barcelone ou Chelsea au prochain tour, avec le match aller à domicile. Le tirage au sort est prévu vendredi.

"C'était un match piège. Il faut être heureux de ce qu'on a fait et d'avoir surmonté ces moments compliqués en première mi-temps", a réagi l'entraîneur du PSG, Luis Enrique, en conférence de presse.

FRAGILITÉ DÉFENSIVE

Privé mercredi soir de Fabian Ruiz et Ousmane Dembélé, lequel était sorti prématurément la semaine dernière à cause d'une blessure au mollet gauche, le PSG a de nouveau été bousculé par Monaco, après avoir démontré une fragilité déconcertante en défense au match aller en Principauté, où il avait été mené 2-0. Il s'était également incliné trois mois plus tôt face à l'ASM en Ligue 1 (1-0).

Le scénario a été sensiblement identique lors de ce match retour. Quelques minutes après un tir de Bradley Barcola sur la barre transversale (41e), Maghnes Akliouche a profité de la passivité de l'arrière-garde parisienne et d'un bon service de Mamadou Coulibaly.

Ces deux là étaient déjà à l'origine de l'action la plus dangereuse de la première période, avec le premier nommé à la passe et le second à la conclusion ratée d'un but presque tout fait dans les six mètres adverses (9e). La tête décroisée de Thilo Kehrer, qui a flirté avec le poteau deux minutes plus tard, était une nouvelle preuve de la friabilité parisienne.

"On a joué la première mi-temps avec beaucoup d'imprécision", a reconnu Luis Enrique. "On a débuté la deuxième mi-temps de la meilleure des manières, plus précise", a-t-il ajouté.

Revenu des vestiaires avec un visage un peu plus conquérant, à l'image de la tête piquée de Joao Neves sortie par un bel arrêt réflexe de Philipp Köhn (50e), le PSG a surtout bénéficié d'un coup de pouce de son adversaire.

À DIX CONTRE ONZE, MONACO PROCHE D'ARRACHER LA PROLONGATION

Monaco, déjà éliminé en barrages l'an passé par Benfica (4-3 au cumulé), s'est encore sabordé. Mamadou Coulibaly a reçu deux avertissements en trois minutes pour des fautes sur Nuno Mendes (55e) et Achraf Hakimi (58e).

La sanction a immédiatement été encore plus lourde : dans la foulée, Désiré Doué a déboulé sur l'aile droite et centré fort devant le but pour permettre à Marquinhos d'égaliser.

Un tournant ? "Oui. Comme le carton au premier match a été un tournant négatif", a déclaré l'entraîneur monégasque Sébastien Pocognoli aux journalistes. "Le carton, avec la conséquence d'un but directement, cloue un petit peu les espoirs."

Six minutes plus tard, Khvicha Kvaratskhelia a bien suivi une frappe d'Achraf Hakimi repoussée par Philipp Köhn pour mettre Paris à l'abri.

Ce but s'est avéré essentiel, Jordan Teze ayant égalisé dans le temps additionnel de la seconde période au cœur d'une défense parisienne de nouveau apathique. Sur la dernière action du match, Wout Faes a failli envoyer les deux équipes en prolongation mais sa tête décroisée a frôlé le poteau.

Les supporteurs parisiens ont par ailleurs affiché leur soutien à Achraf Hakimi, au lendemain de son renvoi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine pour une affaire de viol. Le Collectif Ultras Paris a déployé une banderole "Achraf total soutien" dans la tribune Auteuil après une vingtaine de minutes puis a entonné des chants en son honneur.

(Reportage de Vincent Daheron, édité par Jean Terzian)