Football-La Fédération néo-zélandaise retire son soutien à Infantino information fournie par Reuters 14/08/2026 à 15:21
(Actualisé avec soutien de la Nouvelle-Calédonie §10)
par Ian Ransom
La Nouvelle-Zélande est devenue vendredi le dernier pays en date à retirer son soutien au président de la Fifa Gianni Infantino, candidat à sa réélection, après l'échec de son projet visant à céder une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde, tandis que la Confédération d'Océanie a prudemment soutenu la direction de l'instance.
Gianni Infantino affronte une révolte ouverte après que trois confédérations – l'UEFA, l'AFC et la Concacaf – l'ont de nouveau désavoué en début de semaine à la suite de son projet finalement avorté.
Le dirigeant suisse est sous le feu des critiques en raison de sa volonté de créer une nouvelle entité commerciale chargée d'organiser les compétitions de la Fifa - dont la Coupe du monde - et d'en céder environ 20% pour lever jusqu'à 4,2 milliards de dollars.
Il briguera un quatrième mandat à la tête de l’instance dirigeante mondiale lors du Congrès de la Fifa l’année prochaine. Les confédérations africaine et sud-américaine ont déclaré qu’elles continuaient à le soutenir.
La Nouvelle-Zélande, seule nation de la Confédération d'Océanie (OFC) qualifiée à la Coupe du monde 2026, a déclaré avoir retiré son soutien à Gianni Infantino et estimé que l’examen du projet avorté devait être mené de manière indépendante en raison d’une perte de confiance dans la direction de la Fifa.
"Nous avons demandé un examen indépendant précisément parce que nous ne voulons pas que cette affaire soit balayée sous le tapis en interne", a déclaré vendredi à Reuters Andrew Pragnell, directeur général de la Fédération néo-zélandaise de football (NZF).
"Un examen indépendant est également ce qu’ont réclamé d’autres confédérations, cela contribuera à rétablir en partie la confiance."
L’OFC a déclaré dans un communiqué qu’elle saluait la décision de la Fifa de retirer cette proposition, tout en ajoutant que le football en Océanie s’était développé sous sa direction actuelle.
"L’OFC reconnaît les progrès accomplis au cours de la dernière décennie pour faire avancer le développement du football en Océanie sous la direction de la Fifa et encourage cette dernière à saisir l’occasion offerte par cet examen pour identifier et mettre en œuvre les changements qui pourraient s’avérer nécessaires", a-t-elle ajouté.
Membre de la Confédération d'Océanie, la Fédération calédonienne de football a réaffirmé "publiquement et sans ambiguïté son soutien au président Gianni Infantino", dans un communiqué publié vendredi, ajoutant que son "action et sa vision soutiennent activement le développement du football mondial et l’équité entre toutes les nations".
Malgré l’opposition de l'UEFA, de l'AFC et de la Concacaf, qui représentent 136 des 211 fédérations membres appelées à voter en mars lors de l’élection présidentielle de la Fifa, Gianni Infantino dispose toujours de nombreux alliés dans le monde du football.
Six présidents de fédérations nationales arabes de football, dont le Qatar et le Maroc, pays co-organisateur de la Coupe du monde 2030, lui ont apporté un soutien sans faille jeudi, saluant ses "efforts soutenus pour faire progresser le football à l’échelle mondiale".
Le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a également confirmé à l’unanimité son soutien au dirigeant suisse, même s’il n’y a aucune garantie d’un vote en bloc de la part de l’ensemble des 54 membres.
(Reportage de Ian Ransom, vresion française Vincent Daheron, édité par Benoit Van Overstraeten)