Football: Grégoire relance les discussions avec le PSG pour le Parc des Princes et fixe un cap à l'été
information fournie par Reuters 30/03/2026 à 13:54

Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, à l'hôtel de ville

Le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire ‌a déclaré lundi se fixer jusqu'à la fin de l'été pour résoudre le différend opposant la ville ​au Paris Saint-Germain sur l'avenir du Parc des Princes, annonçant la reprise des discussions avec les propriétaires qataris du club.

Invité de la matinale de franceinfo, le nouvel édile a précisé qu'il allait convoquer une ​session exceptionnelle de conseil de Paris de la mi-avril afin de relancer les négociations, avec pour objectif de "clôturer les discussions au plus tard ​à la fin de l'été" sur le maintien ⁠du club dans son stade historique.

Le blocage dure depuis plusieurs mois, après que son prédécesseur Anne ‌Hidalgo a exclu toute vente du stade, une décision qui a interrompu les discussions et conduit le PSG à étudier des alternatives hors de la capitale, notamment ​à Massy et à Poissy.

Emmanuel Grégoire ‌a reconnu des divergences au sein de sa majorité, en particulier avec des ⁠élus écologistes opposés à la cession d'un équipement public emblématique, tout en indiquant être personnellement ouvert à une vente si celle-ci est strictement encadrée.

Le PSG, champion d'Europe en titre, conditionne tout projet de rénovation ⁠majeure à la propriété ‌du stade, estimant qu'un agrandissement du Parc des Princes est essentiel à sa croissance. ⁠Le club a affirmé à plusieurs reprises qu'il n'investirait pas sans en être propriétaire.

Pour tenter de ‌débloquer la situation, le maire a évoqué deux options : une prolongation du bail de longue ⁠durée du club ou une vente assortie de garanties, telles que des ⁠protections patrimoniales et une éventuelle ‌clause de rachat par la ville.

"Je veux un mandat", a-t-il déclaré, soulignant que toute décision finale relèvera ​du conseil de Paris. "Nous avons un attachement affectif à notre ‌club qui est immense, et nous souhaitons qu'il reste à Paris et donc nous souhaitons réunir les conditions pour qu'il reste."

Il ​a ajouté avoir déjà échangé avec le président du PSG Nasser al-Khelaïfi après son élection, réaffirmant la volonté de la ville de maintenir le club à Paris tout en estimant que "ce n'est ⁠pas à l'argent public de payer une enceinte de football professionnel".

"On peut mettre l'argent à des endroits plus utiles. L'intégralité de la vente du Parc des Princes serait affectée à la création de nouveaux équipements sportifs et à l'entretien des actuels, et à la création d'espaces verts", a-t-il dit.

Le PSG dispose actuellement d'un bail pour le Parc des Princes courant jusqu’en 2044.

(Reportage de Julien Pretot, version française Vincent ​Daheron, édité par Benoit Van Overstraeten)