Football/Coupe du monde–La fatigue, une préoccupation pour la Norvège avant d'affronter le Brésil information fournie par Reuters 02/07/2026 à 18:59
* Haaland a déclaré être trop fatigué pour disputer des prolongations
* L'attaque norvégien à de forces en deuxième mi-temps face à la Côte d'Ivoire, selon son entraîneur
* Cinq jours peuvent suffire pour retrouver de l'énergie, dit un physiologiste du sport
par Tommy Lund
La gestion de la fatigue est devenue une préoccupation centrale pour la Norvège avant d'affronter le Brésil, dimanche en huitièmes de finale de la Coupe du monde, alors que son attaquant Erling Haaland a reconnu qu'il n'aurait pas été en mesure de disputer une prolongation face à la Côte d'Ivoire (victoire 2-1) en seizièmes de finale.
Auteur du but victorieux face aux Ivoiriens mercredi, Erling Haaland a déclaré à l'issue de la rencontre qu'il était "complètement épuisé" et aurait été incapable de jouer trente minutes supplémentaire.
L'attaquant de Manchester City, vedette de la sélection norvégienne, avait été laissé au repos lors du dernier match de la phase de groupes, perdu contre la France (4-1), de même que le capitaine Martin Odegaard. Les deux joueurs ont eu un calendrier très chargé en club lors de la saison écoulée.
Malgré cela, Erling Haaland était "à bout de forces" dès l'entame de la seconde période face à la Côte d'ivoire, a déclaré le sélectionneur norvégien Stale Solbakken.
De quoi inquiéter les supporters des "Vikings" avant le choc contre le Brésil, même si l'historique des confrontations entre les deux pays a de quoi les réjouir. La Norvège n'a perdu aucun des quatre matches officiels qu'elle a disputés face à la sélection sud-américaine, avec notamment une victoire lors de la phase de groupes de la Coupe du monde 1998.
"Peut-on effacer le stress chronique accumulé au fil du tournoi, ou au cours de la dernière ou des deux dernières saisons ? Non", explique Dom Rae, spécialiste en médecine du sport auprès du club d'Al Nasr aux Émirats arabes unis.
"Ces joueurs, en particulier les cadres, ont disputé beaucoup de matches. Ils sont dans un état de fatigue chronique. On ne va pas effacer cela en cinq jours. Mais on peut les remettre dans un état de fraîcheur significatif", a-t-il ajouté.
Le Brésil et la Norvège ont dû composer avec des contraintes similaires, entre les déplacements et le climat des villes hôtes. Le Brésil aura bénéficié de six jours de repos depuis son précédent match, contre cinq pour la Norvège.
Selon Dom Rae, la fatigue atteint généralement son pic dans les deux ou trois jours suivant un match, avant de nettement diminuer au quatrième ou cinquième jour.
Après son match de groupe contre l'Irak, la Norvège a autorisé ses joueurs à visiter New York pendant leurs jours de repos, une décision que Dom Rae juge bénéfique sur le plan psychologique.
Celui-ci défend aussi l'usage des "pauses fraîcheur" instaurées par la Fifa lors de chacune des deux périodes des matchs, disant les considérer comme un outil de performance dans un tournoi marqué par la chaleur, les déplacements et l'accumulation des efforts.
(Tommy Lund à Gdańsk; version française Olivier Cherfan, édité par Jean Terzian)