Football/Coupe du monde-Il y a une "justice" avec la victoire de la Belgique sur les USA
information fournie par Reuters 07/07/2026 à 06:42

Le fait que la Belgique ait battu les Etats-Unis (4-1), lundi soir à Seattle en huitièmes de finale de la Coupe du monde, montre qu'il y a "toujours une justice dans la vie", a déclaré le milieu de terrain belge Nicolas Raskin, après que la FIFA a autorisé l'attaquant américain Folarin Balogun à disputer le match malgré un carton rouge reçu au tour précédent.

La décision de la FIFA de reporter la suspension automatique d'un match de Folarin Balogun, à la suite d'un appel téléphonique du président américain Donald Trump au patron de l'instance dirigeante du football mondial, Gianni Infantino, a suscité de vives critiques, notamment de la part de la Fédération belge, dont l'appel a été rejeté seulement quelques heures avant le coup d'envoi du huitième de finale.

En définitive, les Belges ont fait le nécessaire, sur le terrain, pour oublier la polémique, ouvrant le score dès les premières minutes et affichant leur maîtrise en seconde période, même si Folarin Balogun a obtenu le coup franc grâce auquel les Américains sont brièvement revenus à égalité.

"Oui, ç'a motivé le groupe", a dit Nicolas Raskin aux journalistes après le match, évoquant un événement "particulier".

"Il y a toujours une justice, d'une façon ou d'une autre, dans la vie", a-t-il ajouté, estimant que la Belgique a eu "cette petite chance en plus" qui lui a permis de faire la différence.

Sur le compte Instagram de l'équipe belge a été publiée une photo de Romelu Lukaku, auteur du quatrième but des siens en toute fin de match, accompagnée de la légende "Renversez cela", en référence à la décision de la FIFA concernant Folarin Balogun.

Le sélectionneur Rudi Garcia a toutefois minimisé l'importance de cette affaire, soulignant que ce qui comptait, c'était le "plan de jeu".

Il a également indiqué s'être entretenu avec Folarin Balogun après le coup de sifflet final. "Il est venu me parler, j'ai vraiment apprécié ça", a-t-il déclaré. "Ce n'est pas sa faute, ce n'est pas lui qu'il faut blâmer, et c'est ce que je lui ai dit."

(Leela de Kretser)