Football/Coupe du monde-Aucune entente avec l'Algérie, dit le sélectionneur de l'Autriche information fournie par Reuters 28/06/2026 à 12:33
Ralf Rangnick, sélectionneur de l'Autriche, a raillé les soupçons d'entente entre son équipe et l'Algérie à l'issue de leur spectaculaire match nul 3-3 pour leur dernier match de poule à la Coupe du monde de football, un résultat qui les qualifie toutes les deux pour les seizièmes de finale.
Preuve en est aux yeux du technicien allemand les deux buts inscrits coup sur coup dans les arrêts de jeu, d'abord par le capitaine algérien Riyad Mahrez qui a cru donné une victoire 3-2 à son équipe à la 93e minute avant l'égalisation du remplaçant autrichien Sasa Kalajdzic quasiment sur la dernière action du match.
"Dans ce match, quand on a un score de 3-3, personne ne peut supposer qu'il s'agissait d'un accord, surtout avec ce que nous avons vu pendant les 90 dernières secondes", a dit Ralf Rangnick.
"À trois minutes de la fin, si quelqu'un avait prédit ce qui allait se passer, on l'aurait pris pour un fou", a-t-il ajouté.
"Je suis entraîneur depuis une quarantaine d'années et je ne me souviens même pas d'un match avec un déroulement aussi spectaculaire et une trajectoire aussi inattendue.
"La plupart des gens s'attendaient à un 0-0 ou un 1-1, et au bout du compte, c'est 3-3. C'est incroyable. C'est la folie dans les vestiaires. Si Alfred Hitchcock avait écrit un tel scénario, j'aurais probablement dit qu'il était complètement fou."
Ralf Rangnick a aussi souligné que les deux équipes avaient continué à jouer et à tenter de marquer avant même le but de Riyad Mahrez.
"Tous ceux qui ont regardé le match pendant les 15 dernières minutes savent bien qu'il n'y avait aucun signe indiquant que les joueurs cherchaient absolument un match nul", a-t-il déclaré. "Je pense qu'ils voulaient gagner.
"Personne ne peut me dire qu'à la 93e minute, quelqu'un se serait soudainement dit: 'Oh oui, marquons un autre but'. Je pense que c'était peut-être l'idée d'un ou deux joueurs algériens mais je crois que ce n'était pas le cas pour le reste de l'équipe et en tout cas pas pour moi."
(Lori Ewing, version française Bertrand Boucey)