Football/Belgique-Garcia sous le feu des critiques après les quarts information fournie par Reuters 11/07/2026 à 21:05
* L'entraîneur a remplacé Courtois, qui n'était pas à 100 % de ses capacités, ce qui lui a valu des critiques
* Le contrat de Garcia expire ce mois-ci
* Garcia a atteint ses objectifs, notamment les quarts de finale de la Coupe du monde et le maintien en Ligue des Nations
par Mark Gleeson
Le sélectionneur de la Belgique a été vivement critiqué, une vague de critiques s’est levée pour avoir remplacé le gardien titulaire Thibaut Courtois lors de la défaite en quart de finale de la Coupe du monde face à l'Espagne vendredi, alimentant les interrogations sur son avenir.
Thibaut Courtois estimait pouvoir continuer malgré une petite douleur à une jambe, mais Rudi Garcia a insisté pour qu'il soit remplacé, jugeant qu'il n'était pas à 100 % de ses capacités.
Entré à la 71e minute pour remplacer Thibaut Courtois, Senne Lammens a repoussé une frappe de Pau Cubarsi et n'a pu empêcher Mikel Merino de jaillir et de propulser le ballon au fond des filets belges pour offrir la victoire (2-1) à l'Espagne vendredi en toute fin de match.
L'insistance de Rudi Garcia à remplacer Thibaut Courtois a suscité la colère de nombreux analystes belges, à l'image de Peter Vandenbempt, commentateur pour la télévision flamande.
"On remplace le meilleur gardien du monde lors d'un quart de finale de Coupe du monde parce qu'il ne peut plus faire de longues relances… Incroyable ! Je n'arrive tout simplement pas à comprendre", a-t-il déclaré.
"La seule explication, c'est que Rudi Garcia s'accroche à des principes rigides. Pas à 100 % de ses capacités ? Alors tu es hors jeu. Mais un joueur comme Thibaut Courtois sait tout de même ce qu'il est capable de faire ou pas, non ?"
Rudi Garcia a toutefois clairement expliqué sa philosophie.
"Depuis le début de la Coupe du monde, j'ai toujours dit que seuls les joueurs en pleine forme physique pouvaient jouer. Cela vaut également pour Thibaut. Nous avions besoin de ses longues passes — d'abord vers Charles (De Ketelaere), puis vers Romelu (Lukaku). Nous ne voulions pas que la blessure de Thibaut s'aggrave. Je n'ai donc aucun regret quant à la décision de le remplacer."
La décision de Rudi Garcia fera sans aucun doute partie des sujets abordés lors de la réflexion autour de son maintien ou non à la tête de la sélection belge au terme de son contrat, fin juillet.
Ce Français de 62 ans, qui a remporté le titre de champion de Ligue 1 avec Lille en 2011, a été nommé début 2025 et chargé de redonner un nouveau souffle à l'équipe après le triste mandat de Domenico Tedesco.
GARCIA A ATTEINT SES OBJECTIFS
Se maintenir dans l'élite de la Ligue des Nations était la première mission de Rudi Garcia, qu'il a menée à bien, tout comme la qualification pour la Coupe du monde. L'objectif d'atteindre les quarts de finale a également été coché dans le palmarès de l'entraîneur.
Son bilan en 20 rencontres est de 12 victoires, six nuls et deux défaites.
Les responsables de la fédération belge devront toutefois décider si Rudi Garcia est toujours l'homme de la situation pour continuer à bâtir une équipe capable de se battre pour le Championnat d'Europe 2028.
De nombreuses questions ont été soulevées concernant ses choix tactiques, ses remplacements et son style de gestion, et la déception causée par la défaite de justesse face à l'Espagne n'a pas joué en sa faveur.
La Belgique a connu une Coupe du monde en dents de scie, devant se battre plus d'une fois pour se qualifier pour les quarts de finale, faisant match nul contre l'Égypte et l'Iran avant de battre la Nouvelle-Zélande pour terminer en tête de son groupe.
Elle s'en est sortie de justesse face au Sénégal en seizièmes de finale, où Rudi Garcia avait remplacé ses joueurs clés alors que l'équipe était menée 2-0.
Il peut toutefois se targuer de quelques faits marquants, à l'image de la large victoire 4-1 face aux co-organisateurs américains, ou encore de l'émergence de joueurs comme Nathan Ngoy et Nicolas Raskin, auteurs d'un tournoi impressionnant.
(Rédigé par Mark Gleeson à Atlanta; version française Clément Martinot)