Flambée des carburants : "Les gens ne bougent plus", note le patron de Coopérative U qui s'inquiète d'un "véritable effondrement de la consommation" information fournie par Boursorama avec Media Services 27/10/2026 à 11:23
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis que les prix du gazole baisseraient pour les consommateurs "dès le 1er novembre" grâce au déstockage de millions de barils.
Les gens "sacrifient beaucoup de choses" à cause des prix du carburant qui flambent dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient, a souligné mardi 27 octobre le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, qui déplore un "véritable effondrement" la consommation en octobre.
"La chose la plus frappante actuellement" c'est le "véritable effondrement de la consommation de carburant" au mois d’octobre , s'est ému le patron du groupe de grande distribution sur Cnews/Europe 1 .
"Chez Coopérative U, c’est -10% de volume depuis le début de l'année (...) et là, on a des (stations-service) au mois d'octobre, c’est jusqu'à -40 % de volume de consommation", a quantifié le dirigeant.
Qui en explique les raisons : "Les gens ne bougent plus", ils "restent à la maison, sacrifient beaucoup de choses" parce que le prix de carburant "pèse trop sur leur budget à date".
Une baisse des prix après le 1er novembre ?
Mi-octobre, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis que les prix du gazole baisseraient pour les consommateurs "dès le 1er novembre" grâce au déstockage de millions de barils et au bon vouloir des distributeurs.
La baisse attendue du prix à la pompe pourrait aller de 12 à 18 centimes par litre, selon le gouvernement, ce qui représenterait "environ dix euros d'économies à chaque plein en moyenne".
Mais les modalités de cette initiative doivent "encore être travaillées cette semaine, il y a plusieurs réunions avec le gouvernement pour caler le sujet", a nuancé Dominique Schelcher. "Ça donnera une petite bouffée d'oxygène à partir de la semaine prochaine mais ce ne sera pas tous les jours et pas tout le temps parce que ça ne sera qu'une part de la consommation qui est concernée", a-t-il encore averti.