Flambée des carburants : le gouvernement fait "absolument n'importe quoi", selon Marine Le Pen, qui écarte toutefois une censure information fournie par Boursorama avec Media Services 07/04/2026 à 13:47
La patronne des députés RN réclame l'abaissement de la TVA à 5,5% sur toutes les énergies.
Le gouvernement fait "absolument n'importe quoi dans sa gestion de la flambée des carburants, a estimé mardi 7 avril Marine Le Pen, qui a cependant assuré que le Rassemblement national n'allait pas déposer de motion de censure à son encontre.
"On voit bien qu'on n'est plus dans cette période de censure" , a déclaré la cheffe des députés RN, à l'issue de la traditionnelle réunion hebdomadaire des présidents de groupes à l'Assemblée.
Pour autant, Marine Le Pen a affirmé "qu'il n'y a pas un seul Français qui est d'accord avec la manière dont le gouvernement gère cette crise" des carburants. Après avoir dénoncé fin mars un État "profiteur de crise" , elle a de nouveau fustigé le refus de l'exécutif de baisser la TVA "de 20% à 5,5% sur l'ensemble des énergies" comme elle le réclame de longue date.
"Conséquences lourdes"
"Si le gouvernement refuse de regarder cela, c'est son problème, mais il ne peut accuser l'opposition de rien", a-t-elle lancé, en réponse à la ministre Maud Bregeon qui l'a accusée mardi matin de "spéculer politiquement depuis les premiers jours de cette crise" .
"L'État ne profite jamais d'une crise pétrolière", a martelé la porte-parole du gouvernement sur BFMTV et RMC , expliquant notamment que "l'augmentation des recettes issues de la TVA (était) immédiatement compensée par la baisse de la consommation", et qu'à cause de "la hausse des taux (l'État) emprunte plus cher sur les marchés".
Pas de quoi convaincre Marine Le Pen : "J'assume tout à fait mon désaccord avec le gouvernement sur ce sujet", a insisté la patronne du RN, regrettant que l'exécutif fasse "comme d'habitude, absolument n'importe quoi" et prédisant " des conséquences lourdes, sur le pouvoir d'achat des ménages et sur l'économie".