Financer l'économie française : les partenaires sociaux vont lancer "un petit fonds souverain", annonce la CPME
information fournie par Boursorama avec Media Services 12/02/2026 à 10:50

Amir Reza-Tofighi à Paris, le 24 juin 2025. ( AFP / EMMA DA SILVA )

"Il faut pousser les entreprises à ne pas hésiter à ouvrir leur capital à des fonds d'investissement français", a estimé le président de la CPME, Amir Reza-Tofighi, face aux Sénateurs mercredi 11 février.

"Permettre aux entreprises" qui peuvent être rachetées par des fonds étrangers "de rester françaises". Selon le président de la CPME, Amir Reza-Tofighi, mercredi 11 février, les partenaires sociaux s'apprêtent à lancer "un petit fonds souverain" de financement de l'économie française.

Il répondait aux questions des sénateurs de la commission des Affaires économiques, et particulièrement à une question du sénateur RDSE Henri Cabanel, qui l'interrogeait sur le financement des entreprises, alors qu'il y a en France 6.500 milliards d'euros sur les comptes d'épargne. "Je pense qu'on a un enjeu majeur à créer un fonds souverain français qui investisse dans l'économie française", a répondu le président de la deuxième organisation patronale. "C'est ce qu'on va bientôt faire, déjà, entre partenaires sociaux, sur un petit fonds souverain qu'on va lancer la semaine prochaine", a-t-il indiqué sans autre détail, son entourage ne souhaitant pas en donner davantage à ce stade.

Flécher "l'épargne des Français vers l'économie française"

Pour Amir Reza-Tofighi, "on a un défi qui sera aussi un enjeu de l'élection de 2027, c'est comment on fait pour que l'épargne des Français soit fléchée vers l'économie française et que la France puisse avoir des fonds souverains". "On voit aujourd'hui que parfois les entreprises françaises sont rachetées par des fonds souverains étrangers, parce qu'on n'a pas, nous, un pilotage de cette épargne pour financer l'économie locale, les ETI (entreprises de taille intermédiaire, NDLR), les PME locales", a-t-il relevé. "C'est un enjeu de souveraineté - et ce n'est pas le rôle des banques - d'avoir des fonds souverains qui permettent à ces entreprises de rester françaises", selon lui.

"On a aussi en France des fonds d'investissement (...) qui permettent à des PME de devenir des ETI, qui accompagnent la croissance et les dirigeants", a-t-il rappelé. "Il faut le faire savoir plus, et pousser les entreprises à ne pas hésiter à ouvrir leur capital à des fonds d'investissement français", a-t-il conclu.