Financement de la campagne présidentielle : face aux refus des banques, Marine Le Pen appelle à autoriser les prêts de particuliers information fournie par Boursorama avec Media Services 08/10/2026 à 10:47
L'élection présidentielle est la seule élection pour laquelle les prêts de particuliers sont prohibés, les dons étant limités à 4.600 euros par personne physique.
Confrontée au refus des banques françaises de financer sa campagne présidentielle, Marine Le Pen a estimé mercredi que la solution "la plus rapide et la plus simple" serait "d'autoriser les prêts de particuliers" pour les candidats à l'Elysée.
"Autoriser les prêts de particuliers pour la présidentielle, comme ils sont autorisés pour l'intégralité des autres élections, me paraît être la mesure la plus rapide qui puisse être mise en oeuvre et la plus simple" , a déclaré la candidate du Rassemblement national en marge d'un déplacement au Sommet de l'élevage près de Clermont-Ferrand.
Donnée largement en tête dans tous les sondages à un peu plus de six mois du premier tour, et gagnante face à tous ses adversaires potentiels au second tour, Marine Le Pen n'a pourtant trouvé aucune banque française acceptant de financer sa quatrième campagne.
"Nous (les) avons toutes contactées. Elles ont toutes refusé" , avait déjà reconnu mardi la patronne du RN, ajoutant avoir "fait part de ces difficultés au gouvernement".
"Il faudrait changer la loi"
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu avait souhaité avant l'été "que tous les candidats, quel que soit leur bord politique, puissent accéder à des financements français pour financer leur campagne". Pour que la piste suggérée par Mme Le Pen se concrétise, "il faudrait changer la loi", a-t-elle toutefois souligné, en référence à la règle spécifique à l'élection présidentielle qui limite à 4.600 euros par personne physique la possibilité de dons.
Cette solution est toutefois à l'origine des difficultés financières du RN, qui a régulièrement eu recours aux prêts de particuliers pour financer ses campagnes, et doit désormais rembourser ses dettes accumulées, ce qui le prive de ressources propres pour la présidentielle à venir.