Fibre Excellence: décision attendue concernant un éventuel nouveau sursis information fournie par Boursorama avec AFP 15/09/2026 à 08:07
Le tribunal de commerce de Toulouse doit dire mardi s'il accorde un nouveau sursis à l'entreprise de pâte à papier Fibre Excellence, qui a réclamé trois mois supplémentaires afin de finaliser une offre de reprise de son usine de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne.
En redressement judiciaire depuis fin avril, le numéro un de la pâte à papier en France a vu son autre usine, installée à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, placée en liquidation judiciaire le 30 juillet après le rejet d'une offre de reprise de la part du financier Matthieu Pigasse.
Un nouvel investisseur potentiel, le groupe alsacien Soprema, a alors émergé, soutenu par la région Occitanie et auquel doit s'associer un autre partenaire. Le ministère public a requis le 8 septembre, lors d'une audience à huis-clos, une continuation d'activité d'une durée de trois mois afin de permettre de finaliser une offre de reprise.
Toutes les parties sont favorables à cette poursuite d'activité temporaire demandée par les salariés de l'usine de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), selon les représentants des syndicats, de l'Union départementale CGT et de la région Occitanie.
Pour couvrir ce délai de trois mois jusqu'en décembre, l’État a offert d'abonder à hauteur de 2 millions d'euros jusqu'au 30 septembre, date à laquelle le ministre de l'Industrie Sébastien Martin a demandé "des engagements précis" de la part des porteurs du projet de reprise, et la région Occitanie pour 3,5 millions d'euros, d'octobre jusqu'à début décembre.
Au nom de la souveraineté industrielle française, les représentants du personnel et les pouvoirs locaux mettent en avant la nécessité de sauver l'usine, qui produit de la pâte à papier pour fabriquer ensuite cahiers, papier hygiénique ou emballages cartonnés.
Après avoir injecté près de 300 millions d'euros dans le groupe, son actionnaire indonésien Jackson Wijaya avait jeté l'éponge au printemps, mettant en avant le manque de rentabilité de l'entreprise, ce qui a précipité le placement de l'entreprise en redressement judiciaire.