Face au RN à Perpignan, "évidemment un combat national", selon Glucksmann information fournie par AFP 06/03/2026 à 22:08
L'élection municipale à Perpignan, ville dirigée par Louis Aliot (RN), est "évidemment un combat national", a affirmé vendredi Raphaël Glucksmann, venu soutenir la liste locale de la vice-présidente de la région Occitanie Agnès Langevine (Place Publique).
Le scrutin dans la cité catalane "est un combat d'abord pour Perpignan, mais ensuite évidemment un combat national", a déclaré l'eurodéputé social-démocrate et co-président de Place publique.
C'est un combat pour "alerter l'ensemble du pays sur ce qu'est l'extrême-droite au pouvoir", a-t-il expliqué à la presse, avant de participer à un meeting réunissant plusieurs centaines de personnes, au coté de Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie, et de Boris Vallaud, chef des députés PS, venus également soutenir la liste de Mme Langevine, alliée avec la centriste Annabelle Brunet.
"Quand on prend comme vecteur de l'expression de son indignation et de sa colère le bulletin de vote Rassemblement national (...) ce qu'on a c'est une ville sous cloche et un laboratoire qui est un échec", a déclaré M. Glucksmann.
"Il faut que l'échec du RN au pouvoir et de M. Aliot se traduise en échec dans les urnes", a-t-il souhaité, se disant sûr que le premier tour des municipales apportera à Perpignan une "surprise démocratique d'ampleur" qui sera "un message d'espoir à tout le pays".
"Perpignan est au coeur d'un enjeu politique majeur", a également déclaré M. Vallaud, lançant aux habitants de la ville: "nous sommes venus chercher votre soutien, votre énergie, votre esprit de résistance".
Carole Delga a de son côté appelé les électeurs à "redonner un rang national à Perpignan la catalane" en privilégiant le vote Langevine, alors que deux autres candidatures à gauche sont également en lice: la liste LFI de Mickaël Idrac et celle menée par le socialiste Mathias Blanc qui n'a pas reçu le soutien de son parti.
A la tribune, M. Glucksmann, tout comme Mme Delga, ont de nouveau exclu toute union avec LFI aux municipales, à Perpignan comme dans d'autres villes françaises.
"On ne lutte pas contre l'extrême-droite avec celles et ceux qui jouent avec les noms de famille à consonance juive ou étrangère", a notamment lancé M. Glucksmann, alors qu'en meeting la semaine passée à Perpignan, Jean-Luc Mélenchon avait déformé le nom du leader de Place publique, ce dont le chef des Insoumis s'était dit "désolé" après coup.