Europlasma (Forges de Tarbes, Fonderie de Bretagne...) en discussion avec un "industriel du secteur de la défense"
information fournie par Boursorama avec AFP 23/04/2026 à 18:39

Jérôme Garnache-Creuillot à Caudan, le 14 mai 2025. ( AFP / FRED TANNEAU )

Les dirigeants du repreneur en série de sites industriels en difficulté Europlasma (Valdunes, Fonderie de Bretagne, Forges de Tarbes...) ont assuré jeudi que l'acheteur potentiel des activités de défense du groupe était un "industriel français du secteur de la défense", lors d'une audition parlementaire.

"On n'a pas décidé de céder l'ensemble des activités de défense mais de chercher un partenaire", a affirmé Jérôme Garnache-Creuillot, bien que son entreprise ait communiqué le 10 avril sur des négociations "en vue de la cession de ses activités liées à la défense pour un montant de 150 millions d'euros".

L'acheteur potentiel est selon M. Garnache-Creuillot un "industriel français du secteur de la défense, qui a une longue carrière dans la défense". Il a en outre indiqué que l'entreprise a tenu informée l'Autorité des marchés financiers (AMF) avant sa communication et que l'investisseur potentiel a "rencontré la DGA", la direction générale de l'armement.

"Aujourd'hui tout le monde sait de qui il s'agit au niveau de la DGA et du Minarm", le ministère des Armées, a encore affirmé M. Garnache-Creuillot, auditionné dans le cadre d'une commission d'enquête sur la "prédation des capacités productives par les fonds spéculatifs".

Europlasma, initialement spécialisé dans les activités de dépollution, a acquis plusieurs grands noms de l'industrie française en difficultés ces dernières années.

Les plus connus sont Valdunes, spécialiste des roues et essieux pour le transport ferroviaire (Nord), les Forges de Tarbes, fournisseur de la défense nationale, et la Fonderie de Bretagne, héritière des Forges d'Hennebont et longtemps prestataire de Renault, dans le Morbihan.

Interrogé le 15 avril par les députés de la commission de la Défense sur la situation d'Europlasma, le délégué général à l'Armement Patrick Pailloux avait indiqué suivre "évidemment la situation avec beaucoup d'attention dans son activité défense, notamment Forges de Tarbes, Forge de Valdunes et Fonderie de Bretagne".

"Le projet est tout sauf ficelé et finalisé", avait-il indiqué, disant compter "beaucoup sur les forges de Tarbes" et sur la Fonderie de Bretagne.

La député LFI rapporteure de la mission d'enquête, Aurélie Trouvé, a déclaré lors de l'audition avoir signalé la communication d'Europlasma à l'AMF "pour soupçon de manipulation de cours" et que le gendarme boursier lui a "répondu en disant qu'(il) allait étudier le cas".

Europlasma, coté en Bourse, n'a pas encore communiqué sur ses résultats annuels 2025, plus de trois mois après la fin de l'exercice.