Éthiopie-La capitale du Tigré sous contrôle des forces gouvernementales information fournie par Reuters 04/10/2026 à 19:47
(Actualisé avec une milice confirmant la prise de Mekelle)
Les forces gouvernementales éthiopiennes et les milices alliées ont repris le contrôle de la capitale du Tigré, ont-elles déclaré dimanche, infligeant ainsi un revers majeur à l'alliance d'opposition qui gouverne cette région du nord.
Les Forces de paix du Tigré, une milice pro-gouvernementale dit dans un message publié sur Facebook que ses combattants avaient pris le contrôle de Mekelle, la capitale du Tigré.
Une source proche de la milice avait auparavant dit à Reuters qu'elle était entrée dans le centre-ville samedi après-midi, suivie par l'armée éthiopienne.
Le Front populaire de libération du Tigré (TPLF), qui dirige l'alliance d'opposition, a dit de son côté dans un communiqué publié sur Facebook qu'il s'était retiré de Mekelle, et que le gouvernement régional serait "temporairement transféré hors de Mekelle et opérerait depuis un autre endroit".
Une source humanitaire et un habitant de Mekelle, sous couvert d'anonymat, ont confirmé que la ville était désormais aux mains des forces gouvernementales.
Le cabinet du Premier ministre Abiy Ahmed n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire.
La prise de Mekelle par les forces pro-gouvernementales constitue une importante perte pour l'alliance d'opposition dirigée par le TPLF, qui avait lancé une vaste offensive le 23 septembre contre l'armée éthiopienne.
Les forces fédérales éthiopiennes et les combattants alliés ont lancé une contre-offensive rapide dans le Tigré, mais selon les analystes, ces combats — qui constituent la pire escalade depuis la guerre civile de 2020-2022 — risquent de dégénérer en un conflit régional plus vaste.
Le gouvernement fédéral d'Addis-Abeba a rompu ses relations diplomatiques avec l'Érythrée la semaine dernière, l'accusant de soutenir l'alliance rebelle aux côtés du Soudan et de l'Égypte. Les trois pays rejettent ces accusations.
(Reportage Ammu Kannampillay; version française Claude Chendjou et Benoit Van Overstraeten)