Etats-Unis : un responsable de la Fed en faveur d'un "resserrement monétaire" progressif information fournie par Boursorama avec Media Services 31/07/2026 à 15:37
L'inflation aux Etats-Unis a marqué le pas au mois de juin, revenant à 3,7% sur un an, contre 4,1% en mai, selon l'indice PCE qui est privilégié par la Fed pour sa politique monétaire.
Un des responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed), Neel Kashkari, a plaidé vendredi dans une déclaration pour un "resserrement monétaire" progressif de la part de la banque centrale américaine, jugeant l'inflation toujours trop élevée.
Président de la branche de Minneapolis de la Fed, M. Kashkari s'était prononcé mercredi en faveur d'une hausse de 0,25 point des taux de l'institution, aux côtés de deux autres de ses collègues. Au final, le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) s'est prononcé en faveur d'un maintien des taux dans leurs fourchette actuelle, entre 3,50% et 3,75%.
Neel Kashkari souscrit à l'idée que les tensions inflationnistes sont transitoires, du fait des pertubations d'approvisionnement en pétrole provoqués par le conflit au Moyen-Orient mais aussi "les investissements massifs en centres de données qui renforcent la demande" aux Etats-Unis. Mais il a également estimé que "la politique monétaire a un rôle important à jouer face à la succession de chocs d'approvisionnement". "Je préfère un resserrement monétaire incrémentiel pendant que l'on récupère plus de données" de manière à éviter "que les anticipations d'inflation élevée ne s'ancrent", a-t-il justifié.
Le ralentissement de l'inflation américaine au mois de juin (3,7% sur un an) s'explique en premier lieu par une forte baisse des prix de l'essence, alors que le conflit au Moyen-Orient avait traversé une phase d'accalmie. Mais la reprise des hostilités ces dernières semaines a de nouveau tiré les prix du pétrole à la hausse, alors que près d'un cinquième des hydrocarbures mondiaux transitent par le détroit d'Ormuz, de nouveau fermé aux navires.