Enquête sur un 3e décès de nourrisson en lien avec les rappels de lait infantile, selon le ministère de la Santé
information fournie par Reuters 11/02/2026 à 18:33

Des fonctionnaires du ministère taïwanais de la santé emballent un échantillon de lait en poudre pour le soumettre à un test de contamination à la mélamine, à Taipei

La justice ‌française enquête sur le décès d'un troisième nourrisson pour ​déterminer s'il est imputable à la consommation de laits infantiles concernés par les récents rappels, a fait savoir ​mercredi le ministère de la Santé.

Des enquêtes sont déjà en cours ​à Bordeaux (Gironde) et Angers (Maine-et-Loire) à ⁠la suite du décès de deux nourrissons.

Comme pour ‌le troisième décès signalé, aucun lien n'a pour l'heure était établi scientifiquement avec les laits ​rappelés, précise le ‌ministère de la Santé dans un communiqué.

Le ⁠lieu et les circonstances du troisième décès ne sont pas précisés.

"Une cinquantaine de signalements ont été remontés par ⁠les ARS (Agences ‌régionales de santé) dont quatorze hospitalisations avec ⁠une suspicion de consommation de lots rappelés", a ‌déclaré le ministère.

"Sur ces quatorze hospitalisations, la consommation ⁠d’un lait rappelé a été confirmé pour ⁠huit d’entre elles, ‌sans pour autant qu’un lien d’imputabilité soit établi vis-à-vis ​de la toxine céréulide. ‌Tous les enfants hospitalisés sont désormais rentrés à domicile", peut-on lire.

Plusieurs grands ​fabricants de produits premier âge, dont Nestlé, Danone et Lactalis, ont été contraints à des ⁠rappels de laits infantiles en raison de la présence de céréulide, une toxine pouvant provoquer des nausées et des vomissements. Elle a été détectée dans des ingrédients provenant d'un fournisseur chinois.

(Rédigé par Sophie Louet, avec Sybille ​de la Hamaide)