Enlèvements liés aux cryptomonnaies en Bourgogne: sept hommes en garde à vue
information fournie par AFP 14/04/2026 à 17:54

Enlèvements liés aux cryptomonnaies en Bourgogne: sept hommes en garde à vue ( AFP / Justin TALLIS )

Sept hommes soupçonnés d'être liés aux enlèvements en Bourgogne d'une mère et de son fils, ensuite libérés par le GIGN, sont en garde à vue mardi, a indiqué le parquet de Paris, sollicité par l'AFP.

Lundi en début d'après-midi, la gendarmerie a été prévenue qu'"une femme et son enfant âgé de 11 ans avaient été enlevés, et que les ravisseurs réclamaient une rançon à leur époux et père", a relaté le parquet.

Selon le ministère public, peu après 07H00 lundi, quatre personnes cagoulées ont pénétré au domicile des victimes, dans l'Yonne. Le père a été attaché à une chaise par des serflex (des colliers de serrage) et les agresseurs sont ensuite allés chercher sa compagne et leur enfant.

Ils ont "exigé un virement de 400.000 dollars en cryptomonnaie en leur faveur", a précisé le parquet, en ajoutant que les malfaiteurs "avaient frappé le père et l'avaient menacé de mutilation".

Après avoir fouillé l'intégralité du domicile, ils se sont "emparés de 10.000 euros en espèces, de bijoux, de petits lingots d'argent, et d'un fusil" avec lequel ils ont "menacé les victimes".

Découvrant l'existence d'un délai incompressible de sept jours avant l'effectivité du transfert des cryptomonnaies, les malfaiteurs ont enlevé la femme et l'enfant, repartant à bord de deux véhicules.

L'homme est parvenu à se défaire de ses liens et à prévenir un ami, qui a avisé les forces de l'ordre. Il a reçu des vidéos de ses proches, manifestement retenus dans une chambre d'hôtel.

Selon le parquet de Paris, "les investigations particulièrement rapides des gendarmes ont permis de localiser (le lieu) à Boissy-Saint-Léger dans le Val-de-Marne, et de procéder à la libération des otages dès le petit matin (de mardi)".

Cette libération a été réalisée mardi à 06H00 par le GIGN, le groupe d'élite de la gendarmerie.

L'enquête est dirigée par le parquet de la Jirs (Juridiction interrégionale spécialisée) de Paris et confiée à la Direction générale de la gendarmerie nationale.

Menées par la section de recherches de Dijon, les investigations ont mobilisé une centaine de gendarmes de l'unité nationale de police judiciaire, du GIGN et de son antenne de Dijon, du groupement de gendarmerie départementale de l'Yonne et de la section de recherches de Paris.