Énergie solaire : l'Europe va couper les subventions aux projets qui utilisent certaines technologies chinoises information fournie par Boursorama avec Media Services 04/05/2026 à 14:46
Le matériel provenant de pays à "risque élevé" présentent des possibilités "de perturbation des infrastructures critiques de l'UE par des acteurs étrangers".
Craignant des arrêts à distance des réseaux électriques européens, l'UE a annoncé lundi qu'elle n'accorderait plus de subventions aux projets énergétiques faisant appel à certaines technologies chinoises. Il faudra désormais privilégier les produits européens ou de pays tels le Japon, la Corée du Sud, les États-Unis ou encore la Suisse.
La mesure vise les onduleurs, ces appareils électroniques utilisés notamment dans les installations photovoltaïques pour transformer le courant continu en courant alternatif.
Quand ils proviennent de pays à "risques élevés" -la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord- , ces onduleurs peuvent constituer une "menace" selon Bruxelles, avec un risque "de perturbation des infrastructures critiques de l'UE par des acteurs étrangers", comme des pirates informatiques.
Risques de coupures "à l'échelle nationale"
"Cela pourrait se traduire par un arrêt à distance des réseaux des États membres , entraînant des coupures d'électricité à l'échelle nationale", a affirmé une porte-parole de la Commission européenne, Siobhan McGarry.
Face à ces risques, Bruxelles va dans un premier temps stopper ses subventions aux projets énergétiques utilisant des onduleurs des pays jugés risqués, notamment des groupes chinois Huawei et Sungrow. Selon des responsables de la Commission, cette interdiction de financement est en vigueur depuis début avril et s'applique immédiatement aux nouveaux projets. Une période transitoire est toutefois prévue pour les projets déjà à un stade avancé.
À plus long terme, une législation sur la cybersécurité offrira la possibilité d'interdire l'utilisation d'onduleurs provenant de fournisseurs à haut risque sur le marché de l'UE.
Bruxelles craint également que la domination chinoise du marché ne devienne, à long terme, une menace pour la sécurité d'approvisionnement.
L'UE entend privilégier des onduleurs fabriqués en Europe ou, selon un responsable de la Commission, faire appel à des fournisseurs du Japon, de Corée du Sud, des États‑Unis ou de Suisse.