En Inde, les bébés nés dans les hôpitaux publics valent de l'or information fournie par AFP 28/09/2026 à 12:53
Une bague en or est offerte depuis lundi à chaque bébé né dans des hôpitaux publics du sud de l'Inde, afin d'inciter les femmes à accoucher en milieu hospitalier.
Les autorités sanitaires ont fait de l'accouchement à l'hôpital une priorité dans un pays où les taux de mortalité infantile et maternelle restent élevés malgré les progrès significatifs enregistrés ces dernières années.
Si la plupart des femmes accouchent dans des maternités, les naissances à domicile restent fréquentes dans certaines communautés rurales isolées.
L'acteur C. Joseph Vijay, élu en mai ministre en chef de l'Etat du Tamil Nadu, est à l'origine de cette initiative.
Une bague en or d'un gramme, d'une valeur de 125 euros, sera ainsi offerte à chaque nourrisson né dans un hôpital public de l'Etat depuis le 22 juin.
L'or est important dans la culture indienne, où il occupe une place centrale dans les mariages et les célébrations religieuses, tout en étant perçu comme une valeur refuge transmise de génération en génération.
"Cette bague en or sera un bien précieux pour l'enfant dans les années à venir", s'est réjoui une jeune mère interrogée par l'AFP parmi des dizaines de femmes venues, leur nouveau-né dans les bras, dans un hôpital public du district de Madurai pour recevoir le précieux cadeau.
Selon les autorités, cette initiative vise à renforcer la confiance de la population dans le système de santé public du Tamil Nadu, qui compte plus de 72 millions d'habitants.
Le dispositif a toutefois été critiqué par le Bharatiya Janata Party (BJP), le parti du Premier ministre nationaliste Narendra Modi, dans l'opposition dans cet Etat.
"Offrir une bague en or à un nouveau-né est sans doute un geste bienvenu, mais pour les familles, l'urgence est avant tout de garantir un accès quotidien à une alimentation essentielle", a estimé Tamilisai Soundararajan, une membre du BJP, sur les réseaux sociaux.
Les hôpitaux publics du pays le plus peuplé de la planète, avec 1,4 milliard d'habitants, souffrent de pénuries de personnel et de longs délais d'attente, poussant de nombreux patients à se tourner vers le secteur privé, plus cher.