EN DIRECT-France/Législatives-Le camp présidentiel exclut une "alliance" avec LFI information fournie par Reuters 03/07/2024 à 16:42
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Le nombre de "triangulaires" au second tour des élections législatives en France, dimanche, se limitera à 89 après le désistement de plus de 200 candidats du Nouveau Front populaire (NFP) et du camp présidentiel qualifiés lors du premier tour, selon les calculs effectués par plusieurs médias.
Les candidats qui se sont retirés espèrent faire barrage au parti d'extrême droite et l'empêcher d'obtenir la majorité absolue (289 sièges sur 577).
Au-delà des désistements, c'est la question d'une éventuelle "grande coalition" entre le NFP et le groupe présidentiel Ensemble pour la République qui agite désormais les débats face à la perspective d'une Assemblée nationale dominée par le RN.
Gabriel Attal a plaidé pour des "majorités de projets" au cas par cas, tandis que d'autres au sein de la majorité sortante évoquent une "grande coalition". Mais le camp présidentiel assure ne pas vouloir faire "alliance" avec La France insoumise (LFI).
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS:
15h00 - Gabriel Attal, Jordan Bardella, le député européen Raphaël Glucksmann et David Lisnard, seront invités jeudi dans l'émission politique "L'Evènement" sur France 2. Les responsables politiques répondront "aux questions des Français sur l’élection et ses enjeux", a indiqué la chaîne.
13h46 - "Il n'y a pas et il n'y aura jamais d'alliance avec la France insoumise", écrit Gabriel Attal sur X après les propos dans le même sens d'Emmanuel Macron. "Se désister ne veut pas dire se rallier", précise-t-il après la consigne de retrait des candidats Ensemble pour la République dans les "triangulaires" où ils étaient arrivés en troisième position.
13h00 - Il y a des "brebis galeuses" parmi les candidats du Rassemblement national, a reconnu mercredi son président, Jordan Bardella, dans un entretien accordé au réseau France Bleu.
"Nous avons dû investir en 48 heures près de 600 candidats (...) et il est évident que 99,99% d'entre eux sont des personnalités que nous connaissons, respectables, respectées. Lorsqu'il y a des brebis galeuses, je n'ai pas la main qui tremble et j'ai souhaité retirer l'investiture à des gens dont je n'avais pas connaissance", a déclaré Jordan Bardella.
"Ce qu'il faut juger, c'est la réaction du parti politique. Je n'ai jamais eu de tolérance à l'égard de propos que j'estime être contraires à mes convictions et surtout à la ligne politique que je défends."
12h31 - Emmanuel Macron a exclu toute coalition gouvernementale avec La France insoumise (LFI) lors du conseil des ministres, a déclaré à Reuters un participant.
"On ne gouvernera pas avec LFI, désistement ne vaut pas coalition", a déclaré le chef de l'Etat cité par BFMTV.
11h45 - Interrogée sur les rumeurs selon lesquelles le président de la République pourrait nommer plusieurs proches à des postes-clés dans les préfectures ou à la tête de la police et de la gendarmerie avant le deuxième tour des élections dimanche, la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot a répondu qu'il y avait eu moins d'une dizaine de nominations en conseil des ministres, comme c'est la pratique chaque semaine, en particulier lors de la période estivale afin de préparer la rentrée.
"Je pense qu'on savait que Marine Le Pen mentait, on sait maintenant qu'elle manipule l'information", a-t-elle taclé, alors que la cheffe de file du RN avait dénoncé un "coup d’État administratif" à l'évocation des possibles nominations.
Pressée par les journalistes, Prisca Thevenot a notamment cité en fin de compte rendu du conseil des ministres la nomination de Philippe Tireloque au poste de directeur national de la sécurité publique, poste qu'il occupait déjà à titre intérimaire, et de Jérôme Harnois comme préfet de Charente.
"Qu'il y ait des nominations en Conseil des ministres, ce n'est pas nouveau", Marine Le Pen "a une très mauvaise compréhension" des institutions, a ajouté la porte-parole du gouvernement, l'appelant à "lire enfin la Constitution".
08h44 - Le Premier ministre Gabriel Attal veut croire sur France inter en la mobilisation des Français pour faire barrage au RN : "Une majorité de Français ne veut pas que l'extrême droite dispose d'une majorité absolue. On peut l'éviter. Je crois que beaucoup de Français se mobiliseront pour cela".
Le chef du gouvernement, questionné sur l'après élections, affirme qu'il n'imposera pas aux Français "une coalition qu'ils n'ont pas choisie".
"Soit le pouvoir sera entre les mains d'un gouvernement d'extrême droite, soit le pouvoir sera au Parlement. Je me bats pour ce deuxième scénario".
Interrogé sur le maintien de certains candidats de la coalition présidentielle au deuxième tour malgré une consigne de vote de désistement en cas de troisième place, Gabriel Attal a minimisé la portée. "Vous avez ici ou là des candidats qui considèrent que leur maintien limite le risque d'une victoire de l'extrême droite, c'est vrai chez nous, mais aussi du côté du NFP. Dans 90% des situations, les candidats se sont retirés."
08h20 - Le président contesté du parti Les Républicains, Eric Ciotti, allié au RN, a déclaré sur France 2 qu'il allait lancer une procédure d'exclusion contre Xavier Bertrand qui a annoncé qu'il voterait pour un candidat communiste pour faire barrage au RN.
Sur BFMTV/RMC, le président des Hauts-de-France a répondu à cette annonce : "Eric Ciotti est au RN, de quoi se mêle-t-il ? On le voit bien aujourd'hui, il est en service commandé pour Marine Le Pen pour essayer de créer le trouble mais ça ne crée aucun trouble."
07h79 - "La victoire du RN n'est pas une fatalité. Nous avons absolument besoin que celles et ceux qui ne veulent pas se résoudre à la victoire du RN aillent voter", a plaidé sur France Inter Xavier Bertrand, président Les Républicains (LR) du conseil régional des Hauts-de-France.
Il a également réitéré son appel à la mise en place d'un "gouvernement provisoire" jusqu'à la prochaine élection présidentielle : "Il y a une autre solution, un gouvernement provisoire qui rassemblera à l'Assemblée nationale les hommes et les femmes de bonne volonté qui sont capables de s'ouvrir sur un projet concret, pas pour faire de l'eau tiède."
"On est obligé de reconstruire après des années où la France s'est affaiblie", a estimé Xavier Bertrand.
7h53 - Sur RTL, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet plaide pour la formation d'une coalition à contre le RN, en excluant certains élus LFI "avec qui il n'est pas question de travailler".
"Je plaide pour que nous fassions une grande coalition, celle-ci peut aller jusqu'au bloc de gauche, avec les écologistes, les socialistes et les communistes, des personnes avec lesquelles je partage des valeurs", a-t-elle déclaré.
7h43 - Le maire du Havre et chef de file d'Horizons Édouard Philippe a réitéré sur TF1 sa position qui consiste à faire barrage au RN, mais aussi aux candidats LFI.
"J'ai eu une ligne claire, de dire qu'il faut faire barrage au RN et que je ne veux pas voter pour LFI", a déclaré Édouard Philippe, qui a fait savoir qu'il voterait dimanche pour un candidat communiste face au RN.
Il a également rejeté l'idée d'une coalition avec LFI après les élections : "Je suis ouvert à une nouvelle majorité parlementaire qui pourrait aller de la droite conservatrice aux sociaux-démocrates. Il est évident qu'il ne peut pas avoir une discussion sur une coalition avec LFI".
(Rédigé par Kate Entringer et Jean-Stéphane Brosse)