EN DIRECT-France-Début de la campagne des législatives dans un climat toujours houleux information fournie par Reuters 17/06/2024 à 13:52
La campagne électorale pour le scrutin législatif démarre ce lundi en France au terme d'une semaine politique agitée qui aura vu l'émergence d'un "Nouveau Front populaire" à gauche et l'implosion des Républicains (LR) à droite après l'alliance du président du parti Eric Ciotti avec le Rassemblement national (RN).
A l'image de la brusque recomposition du paysage politique français de ces derniers jours, les investitures traduisent une certaine confusion à moins de deux semaines du premier tour, le 30 juin.
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS :
13h25 - Une enquête a été ouverte par le parquet de Nice pour détournement de fonds publics visant le président des Républicains Éric Ciotti, rapportent plusieurs médias. Cette enquête fait suite à un signalement de l'association de lutte contre la corruption Anticor relatif à la campagne pour les dernières élections législatives en 2022.
12h33 - "Plein soutien @JeromeGuedj ! A tes côtés, aujourd’hui et demain", a tweeté la tête de liste PS-Place publique aux élections européennes, Raphaël Glucksmann.
Candidat à sa réélection dans l'Essonne, le socialiste Jérôme Guedj a refusé de se présenter sous l'étiquette du "Nouveau front populaire" et fait face à la candidature concurrente de sa suppléante Hella Kribi-Romdhane.
11h20 - Sur BFMTV, interrogé face à Eric Coquerel (LFI) et Jean-Philippe Tanguy (RN), le ministre délégué en charge de l'Industrie Roland Lescure affirme qu'il "aurait préféré" que la réforme de l'assurance-chômage soit reportée.
Mais "il y a des contraintes législatives qui font qu'au 1er juillet, parce que les partenaires sociaux ne se sont pas entendus, il faut qu'on passe un décret".
11h04 - Le député RN sortant, Jean-Philippe Tanguy, affirme sur BFMTV qu'en cas de victoire aux législatives, la réforme des retraites sera "abrogée à l'automne après consultation des partenaires sociaux et économiques".
8h45 - Sur BFMTV/RMC, l'ancien Premier ministre et maire du Havre, Edouard Philippe, réagit aux propos du footballeur Kylian Mbappé, qui a appelé à voter "contre les extrêmes". "Il a le droit de s'exprimer", dit-il.
"Je pense en effet qu'un certain nombre de responsables, de personnalités qui sont engagées dans la vie de la société (...) sont parfaitement légitimes compte tenu du moment décisif".
A propos de la création du "nouveau front populaire", Edouard Philippe se montre sceptique. "Je ne vois pas comment ça peut tenir, ils ne sont d'accord sur rien".
8h30 - "Je considère que son message ne s'adresse pas au RN", indique sur LCI le candidat RN aux législatives, Julien Odoul, après les propos de Kylian Mbappé.
"Je partage son aversion contre l'extrémisme, son rejet de la violence qui est la marque de fabrique de l'extrême gauche et de nouveau front populaire", ajoute-t-il, en plein débat face à la députée européenne LFI Manon Aubry.
"Je ne me sens pas visée, je suis de gauche. Nous n'avons rien à avoir avec le RN", rétorque-t-elle.
8h20 - "Le président, par cette décision imprévue, improvisée, non réfléchie, a plongé le pays dans un moment troublé, peut-être même dans un moment trouble", a estimé sur France Inter l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, chef du gouvernement de cohabitation sous le premier mandat présidentiel de Jacques Chirac, entre 1997 et 2002.
7h50 - "Il ne faut pas faire croire aux gens que tout va s'écrouler ou que rien n'est possible", a déclaré le porte-parole du RN, Sébastien Chénu sur France Inter, interrogé sur un victoire du RN sans majorité au Sénat.
Sur les propos du footballeur Kylian Mbappé, qui a appelé à voter "contre les extrêmes", le député sortant a estimé que "quand on a la chance, l’honneur de porter le maillot de l’équipe de France, on doit avoir de la retenue".
"Je n’attends pas que des gens déconnectés des réalités fassent la leçon aux Français qui voteront comme ils le souhaiteront".
7h40 - "Extrême droite et extrême gauche proposent la retraite à 60 ans, qui serait impossible à financer", relève sur RTL le Premier ministre Gabriel Attal, qui mène la campagne électorale pour le camp présidentiel.
"Ce sont les premiers politiciens à trahir leurs électeurs avant même d'être élus. Ils veulent tout supprimer, c'est infaisable".
A la question de savoir s'il sera Premier ministre en cas de victoire du camp présidentiel, il a répondu : "C'est moi le Premier ministre, c'est moi qui mène cette campagne, c'est moi qui avec nos candidats 'Ensemble pour la République' propose un autre chemin, un chemin positif pour l'avenir du pays, encore une fois qui est conscient qu'il y a des difficultés, qui cherche à y répondre, problème par problème."
7h40 - "On aura suffisamment de talents pour trouver un Premier ou une Première ministre", assure la députée LFI sortante, Clémentine Autain sur TF1 alors que le "nouveau front populaire" n'a pas encore dévoilé le nom de la personne qui pourrait être désignée dans son camp comme chef du gouvernement en cas de victoire.
Interrogée sur son positionnement en cas du duel au second tour entre le RN et la majorité sortante présidentielle, l'élue de Seine-Saint-Denis a appelé à ce qu'il y ait "un minimum de députés d'extrême droite à l'Assemblée nationale".
(Rédigé par Blandine Hénault avec Nicolas Delame)