EN DIRECT-France-Ciotti exclu des LR, Marion Maréchal se rallie au RN information fournie par Reuters 12/06/2024 à 22:10
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Les cadres des Républicains (LR) ont décidé mercredi d'exclure le président du parti, Eric Ciotti, dont le choix de s'allier avec le Rassemblement national (RN) a provoqué la stupéfaction et la colère des caciques du mouvement. Eric Ciotti a aussitôt dit refuser cette exclusion et menacé son parti de "conséquences pénales".
Toujours à droite, scission en vue également au sein de Reconquête, où Marion Maréchal et plusieurs de ses lieutenants ont désavoué Eric Zemmour, qui a décidé de présenter ses propres candidats, en appelant à soutenir ceux du RN.
Au sein de l'alliance à gauche, un accord de répartition des circonscriptions a été trouvé en vue des élections législatives des 30 juin et 7 juillet, rapportent plusieurs médias.
De son côté, le président de la République Emmanuel Macron a mis en garde lors d'une conférence de presse contre des "alliances contre-nature aux deux extrêmes" et appelé à un rassemblement autour de la majorité présidentielle.
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS:
22H00 - Eric Zemmour, le président-fondateur de Reconquête, a annoncé l'exclusion de Marion Maréchal qui a plus tôt appelé à soutenir les candidats du Rassemblement national .
"Marion Maréchal s'exclut d'elle-même de ce parti qu'elle a toujours méprisé", a-t-il déclaré sur le plateau de BFMTV, dénonçant un "record dur monde de la trahison".
18H40 - Marion Maréchal, accompagnée de plusieurs cadres de Reconquête dont Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Laurence Trochu, a appelé à soutenir les candidats de la coalition des droites formée par le Rassemblement national et Eric Ciotti.
"J'appelle à soutenir partout en France, dans toutes les circonscriptions de France, les candidats de la coalition des droites", a déclaré la députée européenne, qui a dit déplorer la décision du fondateur de Reconquête, Eric Zemmour, de présenter ses propres candidats après le refus du RN de former une alliance avec lui.
18H15 - Le Rassemblement national est crédité de 31% des intentions de vote, l'alliance de gauche de 28%, Renaissance et ses alliés de 18%, Les Républicains de 6,5%, selon un sondage Elabe réalisé pour BFMTV et La Tribune Dimanche.
Selon la projection de l'institut de sondage, le Rassemblement national obtiendrait entre 220 et 270 sièges, l'alliance de gauche entre 150 et 190 sièges, Renaissance et ses alliés entre 90 et 130 sièges, LR entre 30 et 40 sièges et les autres forces politiques entre 10 et 20 sièges. La majorité absolue à l'Assemblée nationale est de 289 sièges.
16h54 - Eric Ciotti est "en rupture totale" avec la ligne LR, a déclaré Annie Genevard, secrétaire générale du parti à l'issue d'un bureau politique exceptionnel. "Il est exclu", a-t-elle ajouté.
Député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, 58 ans, avait été élu à la tête de LR en décembre 2022.
Eric Ciotti a immédiatement réagi sur la plateforme X en brandissant la menace de "conséquences pénales". "Je suis et reste le président de notre formation politique, élu par les adhérents !", a-t-il écrit.
15h40 - "Mr Ciotti est le seul légitime. Je salue son courage", a déclaré Jordan Bardella à des journalistes, alors que le sort du président des LR est plus qu'incertain. Interrogé pour savoir s'il était prêt à accueillir Eric Ciotti au sein de son parti en cas de mise à l'écart de ce dernier, le président du RN n'a pas souhaité répondre.
15h19 - Eric Ciotti sera l'invité de la journaliste Christine Kelly à 19h00 sur CNews, a-t-elle annoncé sur X.
14h58 - Plusieurs cadres du parti LR sont arrivés au Musée social, dans le 7e arrondissement de Paris, pour un bureau politique exceptionnel qui doit acter la destitution du président Eric Ciotti. "Il faut très vite qu'on passe à autre chose", a dit à son arrivée le président LR de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand. Le président du Sénat, Gérard Larcher, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, et le président de la région Rhône-Alpes-Auvergne, Laurent Wauquiez, sont notamment présents.
Eric Ciotti n'est pas présent à cette réunion qu'il a jugée dépourvue de valeur juridique.
13h49 - Sur X, le président LR Eric Ciotti affirme avoir fermé le siège LR à Paris "à la suite des menaces reçues et des désordres d'hier".
13h37 - "Emmanuel Macron n’a retenu aucune leçon de ses échecs", fustige le sénateur LR Bruno Retailleau sur X. "Il personnalise à outrance la campagne, avec un catalogue de mesures mille fois annoncées, jamais réalisées, sans comprendre que les Français sont déjà dans l’après macronisme".
"Et puis est-ce bien le rôle du chef de l’Etat d’endosser le rôle du chef de la majorité ? Tout cela n’est pas à la hauteur de l’enjeu démocratique actuel".
13h20 - Un accord a été trouvé au sein de l'alliance à gauche sur la répartition des circonscriptions en vue des élections législatives anticipées, rapportent Libération et Le Monde, qui citent une lettre adressée aux adhérents du Parti socialiste.
LFI obtient 230 circonscriptions, les socialistes 175, les Verts 92 et le PCF 50.
Lors de sa conférence de presse, Emmanuel Macron avait évoqué 350 circonscriptions pour LFI.
13h15 - Le député LFI François Ruffin réagit sur X à la conférence de presse d'Emmanuel Macron. "D’après Macron : 'c'est moi ou le chaos'. Non : le chaos, c’est lui. Depuis 7 ans, il blesse le pays, son école, son hôpital. Il brutalise les Français, les syndicats, les institutions, l’Assemblée. Après le 7 juillet, nous aurons à offrir stabilité et justice."
13h10 - "Macron s'enfonce dans la stratégie du chaos et de la guerre des religions pour brutaliser l'élection", dénonce sur X le chef de file de la France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, sur X après avoir été la cible d'attaques d'Emmanuel Macron lors de la conférence de presse.
"Macron se noie dans son flot de paroles, d'injures et de mépris contre ceux qui ne sont pas de son avis. Les Français ont déjà dit qu'ils en avaient assez. Ils vont le confirmer en élisant une majorité du #NouveauFrontPopulaire".
12h59 - La conférence de presse d'Emmanuel Macron a pris fin.
12h56 - Interrogé sur sa vision de la cohabitation en cas de défaite de la majorité présidentielle aux élections législatives, Emmanuel Macron a évacué la question, s'indignant d'un "esprit de défaite"
"Non à l'esprit de défaite, oui à l'esprit républicain".
12h52 - Interrogé sur sa position au second tour en cas de duel entre l'extrême gauche et l'extrême droite, Emmanuel Macron dit se refuser à faire de la "politique fiction" et renvoie vers une "clarification" des électeurs.
"Comment les électeurs qui ont suivi Raphaël Glucksmann, peuvent-il soutenir une alliance avec LFI ?", s'interroge-t-il notamment.
12h43 - Interrogé sur le choix du Premier ministre après les législatives, Emmanuel Macron a renvoyé au 8 juillet, rappelant que "ça n'est pas les partis politiques qui choisissent le Premier ministre".
12h40 - "Nous sommes tous des démocrates, on doit respecter le choix de nos peuples", dit Emmanuel Macron, interrogé sur les réactions négatives exprimées à l'international sur sa décision de dissoudre l'Assemblée nationale. "Comme tous dirigeants européens, je crois en la démocratie et au retour au peuple".
12h36 - Emmanuel Macron admet ne pas avoir apporté de réponses assez rapides et radicales aux inquiétudes des Français. Il appelle aussi les responsables politiques à une "éthique démocratique" en arrêtant la "prime à l'émotion négative, à la surréaction".
12h31 - Emmanuel Macron juge que l'alliance conclue entre les formations de gauche "n'est même pas baroque mais indécente". A droite, Eric Ciotti "a fait un pacte du diable", juge-t-il.
12h29 - Interrogé à nouveau sur l'assurance-chômage, Emmanuel Macron se dit prêt à négocier, se refusant à qualifier le texte d'"intangible".
12h19 - Le chef de l'Etat évoque les réformes et débats en cours qui ont été interrompus par la dissolution de l'Assemblée nationale.
"La responsabilité budgétaire continuera d'être au coeur d'une majorité de gouvernement", assure-t-il.
La réforme en cours de l'assurance-chômage se poursuivra, ajoute-t-il. "Cette réforme, elle est assumée, elle est importante".
Le projet constitutionnel sur le corps électoral en Nouvelle-Calédonie est suspendu, a en revanche annoncé Emmanuel Macron.
Le président veut par ailleurs ouvrir un "débat de manière libre" sur les grandes régions. Il prône une réforme de l'organisation territoriale avec un seul échelon entre les niveaux communal et national.
12h15 - "Est-ce que l'expression d'une colère, c'est une réponse à votre quotidien ? La réponse est non", dit Emmanuel Macron s'adressant aux Français.
"Le Rassemblement national n'a pas de réponse à l'insécurité, il n'a rien dans son programme pour le faire", dit le chef de l'Etat. "Il va vous appauvrir".
12h09 - Emmanuel Macron écarte l'hypothèse d'une démission en cas de défaite de son camp aux législatives. "C'est absurde", dit-il. "Je vais tordre le cou à ce canard qui n’a jamais existé".
"Je n'entends pas faire campagne mais je pense qu'aujourd'hui, dans le contexte que nous vivons, il est important de donner le cap et de donner la méthode".
Le chef de l'Etat écarte un débat avec la cheffe de file du RN, Marine Le Pen.
12h02 - La séance de questions-réponses avec les journalistes commence après le propos liminaire d'Emmanuel Macron.
Interrogé sur son choix de la dissolution, à la surprise générale, le chef de l'Etat défend sa décision. "Je pense que le retour au peuple, ça ne doit jamais être incompréhensible. C'est un principe démocratique".
"Ce qui aurait été irresponsable, c'est il y a une colère qui s'est exprimée et on va faire comme si de rien n'était".
"J'assume totalement d'avoir déclenché un mouvement de clarification".
11h58 - "Nous sommes prêts à intégrer les propositions des sociaux-démocrates, comme des gaullistes et écologistes qui viendrait nourrir cette cohérence", dit Emmanuel Macron.
"La fédération de projets, ce n'est pas 'qui m'aime me suive', c'est la volonté sincère et humble de bâtir des consensus".
11h54 - Emmanuel Macron défend sa réforme des retraites, vivement contestée dans la rue l'an dernier. "Le seul projet responsable n'a pas été populaire mais correspond à une éthique de responsabilité", dit-il.
"Que propose les autres forces d'opposition ? Quelque chose qui est incompatible avec la préservation du pouvoir d'achat".
11h50 - Autre axe de campagne, "mieux vivre au quotidien". "Il faudra donc que les forces de la majorité bâtisse des réponses concrètes sur ce sujet", dit Emmanuel Macron, évoquant notamment la question du coût de l'énergie, de l'allègement des charges et des métiers mal rémunérés.
"Les retraites seront bien indexées sur l'inflation", annonce aussi le chef de l'Etat.
11h47 - "Il faut renforcer notre capacité à mieux prévenir les inégalités de départ", dit Emmanuel Macron, appelant à une "vraie révolution de l'action publique" pour l'enfance et la jeunesse et à rebâtir l'aide sociale à l'enfance.
11h43 - Emmanuel Macron déroule les axes de campagne de son camp. "Nous devons d'abord de manière implacable continuer d'agir pour plus de sécurité, plus de fermeté, mettre en œuvre les lois qui ont été votées, comme nos textes européens, pour réduire l'immigration illégale".
"Répondre avec aussi plus de fermeté à la montée de la violence des mineurs qui mine la cohésion nationale avec des mesures là aussi claires et radicales qui sont en train d'être préparées".
Il défend aussi une "ambition écologique et économique". Il a confirmé vouloir "huit nouveaux réacteurs nucléaires".
11h34 - "Nous n'avons pas tout bien fait mais nous avons des résultats", dit Emmanuel Macron, défendant un bloc central uni et clair. Il dit vouloir rassembler et non rallier.
"Je suis convaincu que des sociaux démocrates, des radicaux, des écologistes (...) des républicains" peuvent se retrouver autour "de quelques axes clairs" et bâtir une "fédération de projets".
11h30 - "Depuis dimanche soir, les masques tombent et la bataille des valeurs éclate au grand jour", commente Emmanuel Macron. "Nous avons des alliances contre-nature aux deux extrêmes".
11h25 - La majorité relative du camp présidentiel n'a pas réussi à "bâtir des coalitions durables", dit Emmanuel Macron en préambule de sa conférence de presse qui se tient au pavillon Cambon Capucines, dans le 1er arrondissement de Paris, en présence du Premier ministre Gabriel Attal et de plusieurs ministres.
"J'ai donc pris acte d'un blocage qui empêchait le gouvernement d'agir, ce qui devenait dangereux pour la France".
9h15 - Eric Ciotti "ne sera plus président des LR à 15h", a déclaré sur BFMTV la sénatrice LR Agnès Evren. "Il sera destitué" à l'issue d'un bureau politique exceptionnel, a-t-elle précisé. "Il n'a plus aucune légitimité pour être président et pour incarner la droite républicaine."
8h50 - "Eric Ciotti, dehors", assène le président LR de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand sur BFMTV/RMC. Eric Ciotti, qui a "trahi pour une circonscription, pour être ministre de madame Le Pen", doit quitter ses fonctions de président et ne plus être adhérent LR, juge l'élu.
Interrogé sur la conférence de presse à venir d'Emmanuel Macron, Xavier Bertrand a répondu: "Il n'a rien compris, c'est lui le fauteur de troubles."
"À chaque fois qu'il a parlé, il a donné un point au Rassemblement national."
8h20 - "Cet accord n'existe pas", juge sur BFMTV Olivier Marleix, président du groupe LR à l'Assemblée nationale, au sujet de l'alliance avec le RN. "A ma connaissance, en dehors d'Eric Ciotti, il n'y a qu'une seule députée qui l'a suivi".
"Libre à [Jordan Bardella] de soutenir des députés s'il pense qu'ils sont les meilleurs, si nos candidats sont les meilleurs", a-t-il ajouté. "Il y aura des candidats Les Républicains dans toutes les circonscriptions."
Concernant le président LR Eric Ciotti, accusé de trahison, Olivier Marleix a précisé qu'un bureau politique se tiendrait dans l'après-midi "qui réglera les choses".
7h47 - "Je n'y crois pas une seconde", déclare sur RTL le maire LR de Cannes David Lisnard, en réaction aux propos du président du RN, Jordan Bardella, qui a indiqué mardi soir qu'en vertu de l'accord entre les deux partis "plusieurs dizaines" de députés sortants ou candidats investis par LR seraient "soutenus" par le RN.
"Objectivement, il est impensable et impossible qu'il y ait des dizaines de députés (...) Il y aura peut-être des candidats dans les circonscriptions ingagnables où ils vont eux-mêmes donner une investiture", a estimé David Lisnard, évoquant un coup de "bluff".
7h45 - "On ne va pas se mentir, on a une responsabilité collective", déclare la ministre délégué chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, sur TF1. "Je vois bien qu'il y a de la colère, de la déception mais la question posée aujourd'hui aux Français c'est, 'est-ce que cette colère justifie que demain vous donniez les clefs à l'extrême-droite' ?".
7h40 - "Le président de la République a besoin d'une majorité pour gouverner et donc qu'il s'implique dans la campagne, ça me paraît être une évidence", explique la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, sur franceinfo. "Le président de la République, c'est lui qui va nous donner l'impulsion."
(Rédigé par Blandine Hénault avec Bertrand Boucey)