En Allemagne, Macron pousse pour une Europe forte face "à la tyrannie des extrêmes" information fournie par Reuters 28/05/2024 à 13:58
Au troisième jour d'une visite d'Etat en Allemagne, le président Emmanuel Macron a prononcé mardi un discours résolument pro-européen, plaçant le couple franco-allemand au centre des défis qui attendent l'Union européenne (UE).
"Face aux défis immenses que sont les nôtres, l'Europe est la bonne réponse. Et les défis de vos générations, de nos générations sont plus grands que jamais : la guerre, le climat, la révolution technologique dont celle de l'intelligence artificielle, les crises de nos démocraties. Répondre d'un point de vue strictement national est à coup sûr perdre tous les quatre", a déclaré Emmanuel Macron.
Le chef de l'Etat s'est exprimé alors qu'il recevait le Prix de la Paix de Westphalie à Münster, dans le Land occidental de Rhénanie du Nord-Westphalie.
A moins de deux semaines des élections européennes, le président français a de nouveau souligné l'importance d'une Europe forte et unie pour faire face aux extrêmes et aux nationalismes.
"La démocratie est menacée par la tyrannie des extrêmes, notre Europe est intrinsèquement fragile, elle n'est forte que si elle est défendue", a déclaré Emmanuel Macron.
Le chef d'Etat a aussi appelé à "un sursaut stratégique, moral, politique" pour "bâtir une nouvelle Europe".
Emmanuel Macron a insisté sur l'importance stratégique du couple franco-allemand.
"Nous devons penser en franco-allemand notre défense", a-t-il aussi déclaré, soulignant les incertitudes quant au partenariat américain "à travers les décennies" et "en fonction des aléas politiques".
Le président français a aussi rappelé le soutien européen à l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie.
"Nous devons, en Européens, aider l'Ukraine à résister et protéger ses frontières (...) pour elle-même et parce qu'elle défend l'ordre de sécurité et de souveraineté seule possible en Europe."
"Si nous avions cédé aux extrêmes, l'Ukraine aurait déjà perdu", a ajouté Emmanuel Macron.
Le président français doit ensuite se rendre à Berlin pour un Conseil des ministres franco-allemand et s'entretenir avec le président allemand Frank-Walter Steinmeier et le chancelier Olaf Scholz.
(Rédigé par Zhifan Liu, édité par Blandine Hénault)