Emplois aidés: de moins en moins de contrats uniques d'insertion conclus information fournie par Boursorama avec AFP 18/02/2026 à 16:40
Les entrées en contrats uniques d'insertion (CUI) ont atteint en 2024 leur plus bas niveau depuis la création en 2010 de ce contrat aidé, qui associe formation ou accompagnement pour le bénéficiaire et aide financière pour l'employeur, selon une étude publiée mercredi.
Cette étude de la Dares, service des statistiques du ministère du Travail, montre que les entrées en CUI ont reculé de 28% en 2024, une troisième année consécutive de forte baisse, avec seulement 69.100 nouveaux contrats conclus.
Un plus bas depuis la création du CUI en 2010. L'année de sa création, 489.000 contrats avaient été signés.
C'est le résultat d'une baisse du budget dédié à ces contrats, selon la Dares, qui constate aussi des durées de prise en charge en diminution entre 2023 et 2024.
L'étude souligne que les CUI ont été "l'un des leviers mobilisés pour atténuer l'impact de la crise sanitaire sur le marché du travail". Leur nombre avait ainsi beaucoup augmenté en 2020 et 2021.
Ensuite, "le dispositif, s'est recentré sur les populations les plus éloignées de l'emploi".
Visant à faciliter l'embauche de personnes éprouvant des difficultés à trouver un emploi, les CUI peuvent être conclus à la fois dans les secteurs marchand et non marchand (collectivités, associations...) et concernent souvent les métiers de l'hébergement-restauration, du commerce, du nettoyage ou de l'animation auprès d'enfants.
En 2024, la baisse de ces contrats aidés a été plus marquée dans le secteur marchand (-63%) que non-marchand (-10%).
En raison du ciblage depuis 2022 par le dispositif des publics plus éloignés de l'emploi, la part des jeunes de moins de 26 ans parmi les bénéficiaires baisse tandis que celle des personnes touchant les minima sociaux, des personnes peu diplômées, âgées de 50 ans ou plus ou habitant dans les quartiers prioritaires des politiques de la ville augmente.
L'étude souligne que dans le secteur non marchand, malgré l'obligation de l'employeur de mener de actions de formation ou d'accompagnement de son salarié (ce qui n'est qu’encouragé dans le secteur marchand), seuls 55% des salariés sortis de ces contrats en 2023 déclarent avoir effectivement suivi une formation.