Edouard Philippe veut "diviser par deux l'immigration légale" et un "moratoire" sur le regroupement familial information fournie par Boursorama avec Media Services 09/10/2026 à 10:24
Le candidat à l'Elysée insiste cependant sur la nécessité d'une "immigration de travail" dans certaines secteurs.
A l'occasion d'un grand oral sur le plateau de France 2 jeudi 9 octobre, Édouard Philippe a proposé de "diviser par deux l'immigration légale", et a évoqué un "moratoire" concernant l'immigration au titre du regroupement familial.
"Il faut (...) admettre que l'immigration est trop importante" , a affirmé le candidat Horizons à l'élection présidentielle, estimant que "notre politique d'intégration ne fonctionne pas" , et qu'un "certain nombre de nos services publics sont saturés par une immigration (...) trop importante".
Ne pas ramener l'immigration "à zéro"
Il faut "réduire très sensiblement le nombre de titres de séjour délivrés chaque année pour des étrangers qui veulent s'installer en France (...) Je pense qu'il faut qu'on revienne dans l'épure de ce qui existait avant 2010, c'est-à-dire largement inférieur à 200.000. On doit diviser par deux l'immigration légale aujourd'hui", a-t-il dit, invité de l'émission "L'Heure de Vérité".
Ceci ne veut pas dire "la ramener à zéro" car la France aura besoin d'une "immigration de travail", a-t-il poursuivi. "Ce à quoi il faut mettre un terme - c'est pour ça que je propose, pendant la durée du quinquennat, un moratoire -, c'est l'immigration qui résulte de choix qui ne sont pas des choix de la France et qui sont des choix individuels" , a-t-il soutenu, citant tout ce qui est "relatif au regroupement familial".
Admettant que le droit à mener une vie familiale normale est prévu par la Convention européenne des droits de l'homme, M. Philippe s'est dit certain qu'un "protocole additionnel, discuté avec les autres États, permette de modifier ce texte, ou plus exactement, de faire en sorte qu'il soit interprété exactement comme il a été imaginé au moment où il a été signé".
Aider les familles "dès le premier enfant"
Le maire du Havre a par ailleurs expliqué vouloir "revoir totalement le système des allocations familiales" en aidant les familles "dès le premier enfant" et en proposant "une réduction d'impôt d'environ 3.000 euros" pendant "les trois années qui suivront la naissance d'un enfant" pour "les classes moyennes".
"Il faut aider les familles, y compris les familles monoparentales, bien entendu, dès le premier enfant. Aujourd'hui, on les aide beaucoup, mais à partir du deuxième et encore plus à partir du troisième. Je pense qu'il faut aider, avec une allocation familiale entièrement revue, toutes les familles à partir du premier enfant", avec "une allocation familiale unique qui permet de verser 350 € dès le premier enfant", a développé l'ancien Premier ministre.