Ebola-Des guérisons en RDC, des cas suspects hors d'Afrique information fournie par Reuters 01/06/2026 à 11:19
par Rhea Rose Abraham
Quatre infirmières qui étaient soignées pour un cas d'Ebola causé par la souche Bundibugyo du virus ont quitté l'hôpital de Bunia, en République démocratique du Congo (RDC), après s'être rétablies, a annoncé dimanche l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
D'autres guérisons sont attendues, en particulier lorsque les personnes sont diagnostiquées tôt et ont accès aux soins, et à mesure que la riposte à l'épidémie s'intensifie.
Un technicien de laboratoire s'est également rétabli en début de semaine, a indiqué l'agence, portant à cinq le nombre total de personnes guéries du virus.
Le nombre de cas confirmés d'Ebola en RDC est passé à 282, avec 42 décès, après l'enregistrement de 19 nouveaux résultats de tests positifs, selon les données diffusées par le ministère de la Communication.
Au début du mois, l’OMS a déclaré que l’épidémie causée par la rare souche Bundibugyo du virus en RDC et en Ouganda constituait une urgence de santé publique de portée internationale, bien qu’elle ne réponde pas aux critères d’une urgence pandémique.
Des cas suspects liés à des voyages dans des pays touchés sont actuellement examinés au Brésil et en Italie.
Au Brésil, un homme suspecté d’être atteint d’Ebola à São Paulo a été testé positif à la méningite. Un autre cas suspect est apparu à Rio de Janeiro, où le patient a été testé positif au paludisme, ont déclaré dimanche les autorités sanitaires brésiliennes.
Les deux patients avaient voyagé en RDC et en Ouganda avant cela, et dans aucun des cas, le diagnostic n’exclut la possibilité d’Ebola, ont précisé les autorités.
En Italie, les protocoles relatifs à un cas suspect d’Ebola ont été déclenchés à Cagliari, la capitale de la Sardaigne, pour un homme qui était rentré du Congo samedi en avion et présentait certains symptômes. Toutefois, le ministère de la Santé a déclaré tôt lundi matin qu’il avait été testé négatif et que le risque de propagation de la maladie en Italie restait "très faible".
(Rédigé par Chandni Shah et Rhea Rose Abraham à Bangalore, rédaction complémentaire par Alvise Armellini à Rome; version française Rihab Latrache, édité par Blandine Hénault)