Duel serré pour les élections législatives en Nouvelle-Zélande information fournie par Reuters 06/11/2026 à 13:36
Les électeurs néo-zélandais sont appelés à voter samedi pour renouveler le Parlement à l'occasion d'élections législatives à l'issue plus qu'incertaine au terme d'une campagne électorale dominée par la hausse du coût de la vie.
Les bureaux de vote ouvrent à 09h00, heure locale (20h00 GMT vendredi) et fermeront à 19h00 (06h00 GMT samedi). Les électeurs peuvent voter "à l'avance" depuis le 26 octobre dernier, un système populaire auquel 58% de l'électorat avait recouru lors du précédent scrutin, en 2023.
Les sondages prédisent un duel serré entre la coalition de droite sortante dominée par le Parti national du Premier ministre conservateur Christopher Luxon et le bloc de gauche de l'ex-chef de gouvernement travailliste Chris Hipkins.
La complexité du mode de scrutin néo-zélandais pour l'élection des 120 députés de la Chambre des représentants, un vote à la représentation proportionnelle mixte en vigueur depuis 1996, impose de facto la formation de coalitions gouvernementales qui peut prendre des semaines.
Chaque électeur dispose de deux voix : une pour désigner les représentants des 71 circonscriptions électorales au scrutin uninominal majoritaire à un tour (vote de circonscription), et l'autre pour les 49 restants élus selon un scrutin proportionnel de liste, soumise par chaque parti à l'échelle nationale (vote de parti).
Cette répartition est censée refléter le rapport de forces au niveau national à proportion des suffrages exprimés.
Les résultats officiels des législatives seront rendus publics le 27 novembre.
En 2023, il avait fallu 41 jours au Parti national, à ACT New Zealand et à Nouvelle-Zélande d'abord pour se mettre d'accord. Les trois partis ont déclaré durant la campagne qu'ils étaient disposés à travailler de nouveau ensemble.
A gauche, le Parti travailliste, le Parti vert et Te Pati Maori, parti de centre-gauche qui défend les droits de la communauté maorie, songent aussi à une coalition.
Une formation centriste fondée en 2016, le Parti des opportunités (TOP), pourrait jouer les arbitres pour la première fois de son histoire en dépassant le seuil des 5% de voix nécessaire à l'entrée au Parlement, selon les projections.
Le parti de Qiulae Wong, une ancienne consultante de 38 ans, novice en politique, qui a pris la direction du parti en novembre 2025 après avoir répondu à une petite annonce, se dit prêt à négocier tant à droite qu'à gauche afin de mettre un terme à la polarisation et aux tensions politiques dans le pays, mais Christopher Luxon a d'ores et déjà exclu tout rapprochement.
(Reportage Lucy Craymer et Alasdair Pal, version française Sophie Louet, édité par Benoit Van Overstraeten)