Didier s'embrouille information fournie par So Foot 15/07/2026 à 03:42
Plombé par l'attitude de ses hommes autant que par plusieurs erreurs de casting dans son onze de départ, Didier Deschamps n'a jamais su renverser le cours d'un match mal embarqué. Sa tentative de faire porter le chapeau à l'arbitrage, en après-match, symbolise cette impuissance.
Et Deschamps éclata le vernis qui le recouvrait depuis le 16 juin dernier. La scène se passa sous terre, où le sélectionneur français se serait terré s’il avait pu, plutôt que de présenter sa mine défaite et ses joues rougies à la presse internationale dans le bide de l’AT&T de Dallas, ville qui, décidément, aime à refroidir les hommes porteurs d’espoir. À la première question qui lui fut posée dans la conférence de presse qui suivit la sévère défaite des Bleus en demi-finale de Coupe du monde (0-2) – « Didier, diriez-vous que l’équipe de France a pris une leçon de football ce soir ? » – il répondit que oui, en un sens, et ne put s’empêcher de mettre le clignotant sur l’arbitre alors que personne ne lui avait demandé, reprenant en substance les mots qu’il avait prononcé quelques minutes plus tôt au micro de Virginie Sainsily, sur M6 : « Le quatrième et le cinquième arbitre étaient top niveau, je peux le dire parce que j’ai beaucoup discuté avec eux. Mais je vous pose une question, et je ne vais pas vous répondre, moi, parce que je ne veux pas passer pour une pleureuse parce qu’on a perdu. L’arbitre de ce soir avait-il le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? Répondez-y. Moi je n’y répondrai pas. » Pas mal, non ? C’est français.
Il ne s’était pas abaissé à ce genre de commentaires après le Paraguay, où les erreurs furent plus évidentes et la réalité aussi. Mais parce qu’en posant la question il y répondait un peu lui-même, tout le monde comprit ce qu’il en pensait, et ce fut étrange, au bout d’un match qui se joua sur beaucoup de choses mais finalement assez peu sur l’arbitrage, au niveau parfois et bancal à d’autres, il est vrai, comme lorsque Iván Barton laissa Michael Olise sur la pelouse alors qu’il aurait probablement mérité un rouge en début de match, pour une semelle d’assassin sur Olmo. En réalité, les critiques de Deschamps sur l’arbitrage en racontent davantage sur Deschamps que sur l’arbitrage, lui qui se rata peu en quatorze ans à la tête des Bleus, mais manqua d’un peu de lucidité, ce mardi soir, comme il l’avait peu fait durant son mandat.…
Par Théo Denmat, au AT&T de Dallas pour SOFOOT.com
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