Deux agents de l'ambassade de France en Iran interdits de retour, dit Téhéran information fournie par Reuters 17/08/2026 à 12:26
L'Iran a déclaré lundi que les deux membres de l'ambassade de France à Téhéran impliqués dans un différend diplomatique le mois dernier ne seraient pas autorisés à revenir en Iran.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que ces deux personnes avaient enfreint la Convention de Vienne – qui définit les règles et les privilèges des missions diplomatiques – en menant des activités de soutien à la société civile iranienne.
"Le fait d'affirmer que ces personnes se livraient à des activités visant à soutenir la société civile revient en soi à reconnaître que la Convention de Vienne a été violée", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, sans donner plus de détails.
Téhéran dénonce régulièrement des ingérences occidentales dans ses affaires intérieures, en particulier depuis l'attaque des États-Unis et d'Israël en février.
Le mois dernier, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a déclaré que deux agents de l'ambassade de France en Iran avaient été la cible d'un acte d'intimidation de la part des services de sécurité iraniens.
Selon le ministre français, ils ont été détenus sans raison pendant plusieurs heures et ont subi un interrogatoire, l'un d'eux ayant même été molesté.
Dénonçant une "violation flagrante des immunités diplomatiques" dont bénéficient les deux agents concernés, Jean-Noël Barrot avait déclaré que l'incident ne resterait pas "sans conséquence" avant de convoquer le chargé d'affaires iranien.
Le ministre a précisé fin juillet au micro de France Inter que la mission de ces agents français en Iran était de "développer des programmes de soutien à la société civile iranienne, des programmes de soutien aux étudiants, aux artistes" pour leur permettre de bénéficier des services que l'ambassade de France met à disposition.
"La France est l'un des pays du monde qui fait le plus pour la société civile iranienne et [...] nous en avons payé le prix", avait-il dit.
(Bureau de Dubaï; version française Etienne Breban, édité par Tangi Salaün)