Détroit d'Ormuz : la France n'a "jamais envisagé" un "déploiement" militaire naval mais une mission "concertée avec l'Iran", assure Emmanuel Macron
information fournie par Boursorama avec Media Services 11/05/2026 à 08:46

Emmanuel Macron à Nairobi, le 10 mai 2026. ( AFP / LUIS TATO )

Le président de la République Emmanuel Macron a souligné la position de la France dimanche 10 mai : s'opposer à "tout blocus d'où qu'il vienne", côté américain ou iranien, et de "refuser quelque péage d'où qu'il vienne", afin de "permettre la liberté de navigation".

"Il n'a jamais été question d'un déploiement, mais on se tient prêt". Dimanche 10 mai, le président de la République Emmanuel Macron a assuré que la France n'avait "jamais envisagé" un "déploiement" militaire naval dans le détroit d'Ormuz, mais une mission de sécurisation "concertée avec l'Iran".

Lors d'une conférence de presse à Nairobi, le président français a martelé qu'il s'en tenait à "cette position", qui est de s'opposer à "tout blocus d'où qu'il vienne", côté américain ou iranien, et de "refuser quelque péage d'où qu'il vienne", afin de "permettre la liberté de navigation". Il répondait à l'Iran, qui a menacé dimanche d'une "réponse décisive et immédiate" en cas de déploiements français et britannique dans le détroit d'Ormuz, après l'annonce par Paris et Londres de l'envoi de bâtiments militaires dans la région. "Il n'a jamais été question d'un déploiement, mais on se tient prêt", a insisté Emmanuel Macron.

"Le continent africain tout entier" affecté par le blocus du détroit

"Nous avons bâti une mission ad hoc, copilotée avec les Britanniques, qui a rassemblé 50 pays et organisations internationales pour permettre, de manière concertée avec l'Iran et en déconflictant la chose avec tous les pays de la région et les États-Unis, d'assurer dès que les conditions nous permettront la reprise du trafic maritime", notamment pour acheminer les engrais, la nourriture et les hydrocarbures, a-t-il expliqué.

Au deuxième jour de sa tournée en Afrique, le président français a souligné que "le continent africain tout entier est victime aujourd'hui du blocus" du détroit, par lequel transite en temps normal une grande partie du pétrole exporté du Moyen-Orient. La France a annoncé la semaine dernière que son porte-avions Charles-de-Gaulle avait franchi le canal de Suez pour se tenir prêt en cas de futur mise en œuvre de cette mission.