Des frappes israéliennes font neuf morts en Cisjordanie, dont un chef du Hamas information fournie par Reuters 03/08/2024 à 16:32
(Actualisé avec frappe aérienne sur une école à Gaza §10)
Une frappe aérienne israélienne en Cisjordanie occupée a tué samedi un chef du Hamas et quatre combattants du Djihad islamique, ont rapporté les médias des groupes militants.
Tsahal a déclaré de son côté avoir tué quatre autres hommes armés lors d'une frappe distincte.
L'armée israélienne a fait état d'une première frappe aérienne dans une ville proche de Tulkarem qui visait selon elle une cellule militante en route pour commettre un attentat.
Un média du Hamas a déclaré qu'un véhicule transportant des combattants avait été touché et que l'un des morts était un commandant de ses brigades de Tulkarem.
Les groupes du Djihad islamique palestinien ont fait savoir que les quatre autres hommes faisaient partie leurs combattants.
Quelques heures plus tard, une deuxième frappe a visé un autre groupe de militants armés qui avaient tiré sur des soldats, selon l'armée israélienne, qui a évoqué une opération antiterroriste à Tulkarem.
Selon le ministère palestinien de la Santé, cinq hommes ont été tués lors de la première frappe et WAFA a déclaré que quatre personnes avaient été tuées lors de la seconde. Leurs identités n'ont pas été immédiatement établies.
La violence en Cisjordanie s'est accrue depuis la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, avec de fréquents raids israéliens sur le territoire qui fait partie de ceux sur lesquels les Palestiniens cherchent à fonder un État.
On constate également une augmentation des attaques anti-israéliennes perpétrées par des Palestiniens dans les rues.
FRAPPES SUR GAZA
Dans la bande de Gaza, au moins 10 Palestiniens ont été tués dans une frappe israélienne contre une école abritant des personnes déplacées dans le quartier Cheikh Radwan de la ville de Gaza, selon le bureau des médias du gouvernement du Hamas.
Des frappes aériennes israéliennes ont aussi fait six morts dans une maison à Rafah samedi et deux autres dans la ville de Gaza, plus au nord, selon des responsables de la santé de Gaza.
Au moins 31 Palestiniens ont été tués dans l'enclave samedi, selon le ministère de la Santé de Gaza, qui ne fait pas de distinction entre combattants et civils.
L'armée israélienne a déclaré que ses forces avaient frappé des militants et détruit des infrastructures du Hamas à Rafah, notamment.
Au moins 39.550 Palestiniens ont été tués dans la campagne militaire israélienne à Gaza.
L'offensive a été déclenchée par une attaque du Hamas contre le sud d'Israël le 7 octobre, au cours de laquelle 1.200 personnes ont été tuées et 250 enlevées, selon des chiffres israéliens.
Une délégation israélienne était attendue au Caire ce week-end pour discuter d'une éventuelle libération d'otages et d'un accord de cessez-le-feu à Gaza.
Les chances d'une percée semblent faibles alors que la tension régionale est montée en flèche après l'assassinat du chef du Hamas Ismail Haniyeh à Téhéran mercredi, au lendemain de la mort à Beyrouth dans une frappe israélienne de Fuad Shukr, un haut commandant militaire du groupe armé libanais Hezbollah.
La mort de Haniyeh s'inscrit dans une série d'assassinats de hauts responsables du Hamas alors que la guerre de Gaza approche de son 11e mois et que l'inquiétude grandit quant à la propagation du conflit à tout le Moyen-Orient.
Le Hamas et l'Iran ont tous deux accusé Israël d'avoir perpétré cet assassinat et ont promis de riposter. Israël n'a ni revendiqué ni nié sa responsabilité dans cet assassinat.
Le Hezbollah, comme le Hamas, est soutenu par l’Iran et a également juré de se venger.
(Reportage Ali Sawafta et Nidal al-Mughrabi, avec Maayan Lubell à Jérusalem ; Version française Elizabeth Pineau)