Des bombardements israéliens font 11 morts au Sud-Liban - presse
information fournie par Reuters 15/08/2026 à 16:56

(Actualisé avec bilan, réaction du Hamas et dirigeants libanais)

Au moins onze personnes ont été tuées samedi lors de frappes aériennes israéliennes dans le sud du Liban, a rapporté le ministère libanais de la Santé.

Sept personnes, dont trois enfants et deux femmes, ont été tuées dans leur maison du village d'Ansar, cible à l'aube d'un bombardement aérien, et quatre autres dans le village de Deir El Zahrani, a précisé l'Agence nationale d'information (ANI). Ces bombardements ont également fait 19 blessés.

La frappe visant le village d'Ansar est la plus profonde dans le territoire du Liban depuis deux mois.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a dit avoir bombardé des infrastructures du Hezbollah dans la "zone de sécurité" qu'elle a établie au Sud-Liban, en réponse selon elle à des attaques lancées contre ses soldats.

Ces bombardements sont parmi les plus meurtriers au Liban depuis la signature le 26 juin d'un accord-cadre entre Beyrouth et Tel-Aviv après une médiation américaine. L'accord prévoit que Tsahal reste déployée au Sud-Liban jusqu'à ce que le Hezbollah soit désarmé et que l'armée libanaise puisse s'y déployer. Les termes de cet accord ont été rejetés par le mouvement pro-iranien.

L'agence de presse ANI fait état de plusieurs attaques aériennes dans le sud du Liban, notamment au nord du fleuve Litani, dans la zone stratégique de la colline d'Ali al Taher.

Dans un communiqué, le Hamas a déclaré que les attaques contre le Liban "recevraient la riposte qu'elles méritent".

"Les martyrs de l'attaque israélienne sur le village d'Ansar ne sont pas des 'infrastuctures militaires' et les femmes et enfants tués ne sont pas des cibles militaires", a dénoncé sur X le Premier ministre libanais Nawaf Salam.

Toujours sur le réseau social détenu par Elon Musk, le président du Liban Joseph Aoun a critiqué des attaques qui sont un "message clair" contre les négociations et les efforts américains pour l'instauration de l'accord-cadre.

(Eman Abouhassira, Emily Rose et Nazih Osseiran ; version française Tangi Salaün et Zhifan Liu)