Des associations de défense des droits appellent les États-Unis à mettre à disposition un médicament expérimental contre Ebola pour des essais cliniques dans le cadre de l'épidémie
information fournie par Reuters 17/06/2026 à 00:47

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Plusieurs associations de défense des droits ont exhorté mardi le gouvernement américain à mettre à disposition un traitement expérimental contre Ebola, développé par Mapp Biopharmaceutical, afin qu’il puisse faire l’objet d’essais cliniques et être utilisé en urgence dans les pays confrontés à l’épidémie d’Ebola de Bundibugyo .

Dans leur lettre adressée à l’Autorité de recherche et de développement biomédicaux avancés (BARDA), ils ont appelé à une coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les Centres africains de prévention et de contrôle des maladies, les gouvernements des pays touchés et les organisations humanitaires médicales.

Ces organisations ont appelé à la mise à disposition du traitement, le MBP134, ainsi que de toute autre thérapie expérimentale demandée détenue par les États-Unis.

Le traitement par anticorps monoclonal de cette entreprise privée de biotechnologie a été développé dans le cadre d’un partenariat public-privé de longue date soutenu par la BARDA afin de lutter contre le virus du Soudan, qui est étroitement lié à d’autres virus Ebola.

Le nombre de cas confirmés d’Ebola en République démocratique du Congo s’élève désormais à 837, dont 196 décès, selon les données gouvernementales publiées mardi.

Un petit nombre de vaccins et de traitements expérimentaux sont en cours d’évaluation, mais il n’existe aucun vaccin ni traitement approuvé contre le virus de Bundibugyo.

L’OMS a recommandé de donner la priorité aux traitements expérimentaux contre cette souche, notamment le MBP134.

La BARDA détient des doses de MBP134 et s’est engagée à verser au moins 241 millions de dollars à Mapp pour son développement, indique la lettre signée par Public Citizen, Health Global Access Project, AVAC, la Congrégation de Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur, Doctors for America, l’Église évangélique luthérienne d’Amérique et le Centre national de défense des Sœurs du Bon Pasteur.

Ces organisations ont indiqué que les États-Unis avaient confirmé qu’ils mettraient ce traitement à la disposition des Américains à haut risque, mais n’avaient pas précisé si des doses seraient partagées pour des essais cliniques ou une utilisation d’urgence dans les pays touchés.

Les signataires ont exhorté les États-Unis à inclure des engagements en matière d’accès mondial dans les futurs accords de recherche portant sur des produits médicaux développés grâce à des fonds publics.