Dégradations à Fresnes: 10 mineurs présentés au juge, contrôle judiciaire requis information fournie par AFP 02/04/2026 à 12:05
Dix mineurs, âgés de 14 à 16 ans, sont présentés jeudi à un juge d'instruction à la suite du saccage de la mairie de Fresnes (Val-de-Marne), a annoncé le parquet de Créteil, le ministère public ayant requis leur placement sous contrôle judiciaire.
Une information judiciaire a été ouverte jeudi pour "dégradation d'un bien public en réunion", "vol" et "dégradations en réunion et avec dissimulation du visage", ainsi que pour "participation à un groupement formé en vue de la préparation de dégradations", a détaillé le parquet dans un communiqué.
Treize personnes au total, en majorité des mineurs originaires de la commune et de ses environs, avaient été successivement placées en garde à vue entre mardi et mercredi par la Sûreté territoriale.
Les investigations n'ayant pas permis de caractériser la circonstance aggravante de "bande organisée" initialement envisagée, cette qualification n'a finalement pas été retenue.
Les faits remontent à la soirée du 27 mars. A la veille de l'installation du nouveau maire (LR) Christophe Carlier, un groupe d'une trentaine d'individus s'était approché de l'Hôtel de ville.
L'exploitation de la vidéosurveillance a révélé l'usage d'un mortier d'artifice pour briser la porte d'entrée, avant la destruction de l'accueil du bâtiment à l'aide de barres de fer et de jets de pierres.
Une auto-école située à proximité immédiate avait également fait l'objet d'une effraction suivie de vols, tandis que la vitrine d'une agence de la Caisse d'Epargne avait été endommagée, sans intrusion dans les locaux.
Le préjudice total avait été estimé par la municipalité à environ 50.000 euros.
A la suite de ces violences, le nouvel édile avait dénoncé auprès de l'AFP un préjudice matériel "colossal" pour le fonctionnement de ses services, estimant que cette action était "clairement liée à l'élection".
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'était pour sa part félicité sur le réseau social X de la rapidité des interpellations, affirmant que force resterait "toujours à la loi".
La poursuite des investigations sous l'égide du juge d'instruction doit désormais permettre d'établir les responsabilités de chacun, d'identifier l'ensemble des auteurs de l'attaque et d'en préciser le contexte exact, a conclu le parquet.