Défense : Erdogan, "confiant", veut acquérir des F-35 américains et se débarrasser de ses missiles russes information fournie par Boursorama avec Media Services 25/09/2026 à 09:00
Donald Trump "a exprimé une volonté positive concernant le retour de la Turquie dans le programme F-35", a déclaré Recep Tayyip Erdogan aux journalistes turcs à New York avant de prendre son vol de retour jeudi 24 septembre.
Recep Tayyip Erdogan ne veut plus de ses S-400 russes. A New York, où il s'est entretenu avec Donald Trump, le président turc s'est dit "confiant" jeudi 24 septembre dans la capacité de son pays à réintégrer le programme F-35 et acquérir des chasseurs américains. Le chef de l'Etat américain "a exprimé une volonté positive concernant le retour de la Turquie dans le programme F-35. Nous attendons à présent (...) des mesures concrètes", a déclaré Recep Tayyip Erdogan aux journalistes turcs à New York avant de prendre son vol de retour. "Je suis confiant dans le fait que nous obtiendrons des résultats".
Ankara, membre de l'Otan, s'intéresse de longue date à ces chasseurs. Mais le processus est bloqué par le Congrès américain depuis l'acquisition par la Turquie, en 2017, du système russe de défense antimissile S-400. En retour, Washington avait exclu en 2019 la Turquie du programme de chasseurs F-35 et imposé des sanctions au titre du CAATSA (une loi du Congrès), l'année suivante. Ces entraves aux projets de défense turcs ont endommagé les relations bilatérales.
"Un nouvel élan aux relations turco-américaines"
La question avait été évoquée par les responsables turcs et américains lors du sommet de l'Otan en juillet dernier. Sans qu'elle soit complètement débloquée. "Notre relation bilatérale avec le président Trump a également donné un nouvel élan aux relations turco-américaines. La coopération entre les deux pays a beaucoup progressé par rapport à l'administration précédente", a insisté Recep Tayyip Erdogan.
Plusieurs sources turques et étrangères évoquaient récemment à l'AFP le fait que la Turquie était résolue à se débarrasser des S-400 russes, éventuellement en les vendant à un pays tiers. Ankara devra cependant pour ce faire obtenir le feu vert de Moscou.