Décoration: le sort de Bouchara fixé le 11 mai, les syndicats inquiets information fournie par Boursorama avec AFP 05/05/2026 à 14:46
Le tribunal des activités économiques de Paris rendra le 11 mai sa décision concernant les offres de reprise partielle des magasins de décoration et de textiles Bouchara, en redressement judiciaire, dont l'impact sur les salariés inquiète les syndicats dans un communiqué mardi.
Parmi une douzaine d'offres officiellement déposées, dont une de Lidl, la mieux-disante est celle de la société hongkongaise AA Investments, détenue par l'homme d'affaires français Morteza Goshayeshi et sa famille.
Cette société avait déjà repris d'autres entreprises françaises en difficulté, dont le site de vêtements pour enfants Smallable.
Outre la marque Bouchara et 25 baux de boutique, elle propose de reprendre environ 185 salariés en CDI.
"Les deux tiers restants" des employés, soit "358 personnes", se retrouveraient "sur le carreau", a réagi à cette offre l'intersyndicale, composée de la CFDT, la CGT, CFE-CGC et FO.
"Ces salariés" ont "près de 20 ans d'ancienneté en moyenne, certains ont consacré plus de 40 ans de leur vie à cette enseigne", a-t-elle ajouté.
Bouchara, connue pour son linge de lit et ses textiles de maison, avait demandé en janvier son placement en redressement judiciaire.
Elle l'avait notamment justifiée par "un environnement de marché durablement contraint" et "une baisse des dépenses des ménages", liée en partie à un ralentissement du marché immobilier qui a un effet indirect sur les achats d'objets pour la maison.
Elle avait également invoqué l'intensification de la concurrence, notamment de la part des "acteurs à bas prix et du e-commerce", sans citer nommément les géants asiatiques Shein et Temu.
L'enseigne dispose d'un réseau d'une cinquantaine de magasins en France métropolitaine, de Brest à La Rochelle en passant par Marseille ou Nice.
Elle a estimé son chiffre d'affaires pour 2025 à 82,5 millions d'euros, en baisse de 8,6 millions par rapport à 2024.
L'offre de reprise d'AA Investments telle que publiée par le greffe du tribunal des activités économiques de Paris prévoit 50.000 euros pour les actifs de Bouchara.
Concernant le rachat du stock dont une grande partie est bloquée au port du Havre (Seine-Maritime), le repreneur prévoit entre 300.000 et 650.000 euros.