De la fumée au-dessus de l'aéroport de Ryad après une attaque revendiquée par les Houthis information fournie par Reuters 08/10/2026 à 15:42
(Actualisé avec fumée aperçue au-dessus de l'aéroport et contexte)
par Timour Azhari
De la fumée s'élevait jeudi d'un avion à l'arrêt à l'aéroport de Ryad, ont déclaré un témoin et trois personnes au fait de la situation, après que les Houthis du Yémen ont annoncé avoir tiré un missile balistique contre l'aéroport international du roi Khaled, situé au nord de la capitale saoudienne.
L'incident n'est pas confirmé à ce stade par les autorités saoudiennes. Selon les trois personnes au fait de la situation, l'avion en question est vide.
Les autorités saoudiennes n'ont pas non plus confirmé dans l'immédiat le tir de missile annoncé par les Houthis. Elles avaient fait état mercredi de trois personnes tuées cette semaine lors de frappes contre les aéroports de Ryad et d'Abha, ville située dans le sud-ouest du pays.
Le site de suivi des vols FlightRadar24 a signalé jeudi de nombreux retards d'arrivées et de départs à l'aéroport de Ryad.
Plusieurs entreprises multinationales basées dans le quartier financier du roi Abdallah (KAFD) à Ryad ont demandé à leur personnel de travailler à domicile après de fortes déflagrations entendues ce jeudi, ont indiqué cinq sources.
Les Houthis, qui se sont emparés en septembre 2014 de la capitale yéménite Sanaa, résultat d'un complexe jeu d'alliances sur fond de guerre civile, résistent depuis plus de dix ans à une coalition mise sur pied par l'Arabie saoudite, en s'appuyant sur un arsenal de drones et missiles balistiques constitué avec l'aide de Téhéran.
Les combats font rage depuis des semaines sur plusieurs fronts au Yémen, alors que la guerre civile, globalement latente depuis 2022, a regagné en intensité avec le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.
Les Houthis ont notamment entrepris de prendre le contrôle du détroit stratégique de Bab el-Mandeb et lancé plusieurs attaques contre l'Arabie saoudite - alliée des Etats-Unis - et en mer Rouge depuis leur annonce en juillet dernier d'un blocus maritime des ports saoudiens.
(Hatem Maher; version française Camille Raynaud et Benoit Van Overstraeten, édité par Benjamin Mallet)