Davantage de passagers aériens en France qu'avant le Covid-19, mais marché intérieur déprimé information fournie par AFP 26/01/2026 à 15:59
Le nombre de passagers aériens en France a dépassé pour la première fois en 2025 son niveau d'avant la pandémie de Covid-19, malgré la poursuite de la déprime du marché intérieur, selon des statistiques publiées lundi.
La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a dit avoir décompté 183 millions de voyages aériens individuels au départ ou à l'arrivée du territoire français sur des vols commerciaux, une hausse de 2,8% sur un an, permettant de battre de 1,9% le record de 2019.
Le trafic international, qui a représenté 85% du volume de passagers l'année dernière, a été 7,3% plus élevé que six ans plus tôt.
En revanche, le nombre de voyageurs sur les lignes intérieures s'est encore contracté, de 1,5% entre 2024 et 2025, et a été inférieur de 20,9% à son niveau de 2019, selon la même source.
Ce phénomène est attribué par les professionnels du secteur à la concurrence du train sur les lignes entre Paris et les grandes métropoles régionales, à une taxation récemment alourdie sur les billets d'avion, mais aussi aux visioconférences et aux politiques de responsabilité environnementale des entreprises.
De fait, les lignes radiales ont été les plus touchées par la désaffection des voyageurs, 29,9% moins nombreux sur celles-ci qu'avant la crise sanitaire. La fréquentation des liaisons transversales, de région à région, s'est quant à elle contractée de 21,5% sur la période.
Ce sont les lignes de et vers l'Outre-Mer qui ont redressé la tendance, grâce à une hausse de 3,1% par rapport à 2019.
A l'international, les routes à la santé la plus éclatante depuis le Covid sont celles de et vers l'Afrique (+31,8% en six ans), l'Union européenne (+6,4%) et l'Amérique (+6,1%).
L'Asie-Pacifique, où les confinements de population et fermetures de frontières avaient été particulièrement stricts pendant la pandémie, semble toujours en subir les séquelles, avec des flux passagers inférieurs de 5% à ceux de 2019.
La fréquentation des avions de et vers la Chine (-30,4%) et plus encore, le Japon (-34,8%) est restée particulièrement faible par rapport à 2019. Dans ce dernier pays, la faiblesse du yen pourrait aussi avoir dissuadé les touristes de se rendre en Europe.
Cette situation peut aussi s'expliquer par la fermeture de l'espace aérien russe aux compagnies françaises depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, ce qui complique la desserte de l'Extrême-Orient.