Dassault Aviation voit son bénéfice grimper de près de 8% au premier semestre, à 360 millions d'euros
information fournie par Boursorama avec AFP 22/07/2026 à 19:40

L'avionneur français Dassault Aviation a vu son bénéfice net augmenter de près de 8% au premier semestre 2026, à 360 millions d'euros, porté par un résultat opérationnel en forte augmentation.

Eric Trappier, à Bordeaux, le 10 mars 2026 ( AFP / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT )

Le chiffre d'affaires semestriel du fabricant de l'avion de combat Rafale a encore plus progressé, avec une hausse de plus de 45% à 4,16 milliards d'euros, ce qui fait mécaniquement baisser la marge de l'avionneur.

Au 30 juin, le carnet de commandes s'établit à 45,4 milliards d'euros, en légère baisse par rapport au premier semestre 2025, qui avait constitué un record, pour 291 avions : 165 avions Rafale pour l'export, 43 Rafale pour la France et 83 jets d'affaires Falcon.

Ce décompte exclut l'accord trouvé entre la France et l'Ukraine pour une feuille de route prévoyant l'acquisition par Kiev de 16 Rafale, annoncée mi-juillet.

Depuis le début du programme, 533 Rafale ont été commandés dont 323 à l'exportation.

Le groupe confirme prévoir, pour l'ensemble de l'année 2026, un chiffre d'affaires "en hausse" et les livraisons de 40 Falcon et 28 Rafale, un objectif pour lequel le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, s'est dit mercredi "confiant".

L'un des "faits marquants" du premier semestre a été pour l'entreprise "la décision des autorités indiennes d'acquérir 140 Rafale", a rappelé M. Trappier au cours d'une conférence de presse dédiée aux résultats. "Les discussions sont en cours pour la finalisation d'un contrat", a ajouté le dirigeant.

Ces résultats ont également été l'occasion pour le PDG du groupe de revenir sur l'échec du Scaf, projet d'avion de combat franco-allemand enterré début juin par les dirigeants des deux pays sur fond de tension entre Dassault et Airbus.

Il a fait part de "discussions en cours" pour "lancer une alternative avec la France", un projet "franco-français dans un premier temps" avant que d'éventuels partenaires ne se manifestent.

"Le but est de faire un démonstrateur basé sur les besoins français, qui pourrait voler au début des années 2031-32", a ajouté le dirigeant.