Cyclisme/Tour de France-Merlier, une classe au-dessus
information fournie par Reuters 11/07/2026 à 19:48

par Vincent Daheron

Le Belge Tim Merlier a réussi samedi la passe de deux en remportant à Bergerac (Dordogne) sa deuxième victoire consécutive sur le Tour de France, s'imposant jusqu'à présent comme le meilleur sprinteur de la 113e édition.

"La plupart du temps, quand tu gagnes une étape, t'en gagnes aussi une deuxième. Je suis heureux et fier de pouvoir en compter deux après une semaine de course", a réagi le coureur de l'équipe Soudal-Quick Step.

Il a ainsi levé les bras sur deux des trois premières opportunités promises aux sprinteurs, le Néerlandais Olav Kooij (Decathlon CMA CGM) triomphant sur la première d'entre-elles, mercredi à Pau (Pyrénées-Atlantiques).

Ce jour-là, Tim Merlier avait pris la troisième place, alors qu'il avait dû se débrouiller sans trois de ses coéquipiers, pris dans la chute à plus de cinq kilomètres de la ligne d'arrivée.

Deux jours plus tard, à Bordeaux (Gironde), le Belge de 33 ans matait la concurrence avant d'enchaîner, samedi, sur la huitième étape, son cinquième succès sur la Grande boucle.

Il a pourtant failli chuter à un kilomètre de l'arrivée et partait de très loin, ce qui ne l'a pas empêché de lever les bras après un sprint surpuissant.

"Il a été incroyable. Il a la qualité de ne pas paniquer. Il a un sprint long, rapide. Quand il prend de la vitesse, il ne s'arrête plus, c'est incroyable", a loué son directeur sportif Tom Steels, vainqueur de neuf étapes sur le Tour de France.

Tim Merlier a impressionné la concurrence, en particulier Biniam Girmay (NSN), deuxième samedi, au lendemain de sa troisième place.

"Merlier était fort. Ce que j'ai vu était fou. C'est le plus rapide pour le moment", a reconnu l'Érythréen.

Le sprinteur belge s'est relevé d'un début de saison difficile en raison d'une blessure au genou. Il n'a repris la compétition qu'à la fin du mois de mars.

Mais rouler vite ne se perd visiblement pas, puisqu'il a levé les bras dès son deuxième jour de course, sur le Grand Prix de l'Escaut. Au total, il totalise huit bouquets depuis le début de l'année, Tour de France inclus.

L'homme aux 74 victoires professionnelles à, de plus, perdu son poisson-pilote Bert Van Lerberghe, qui a abandonné jeudi lors de la sixième étape. Tim Merlier est désormais emmené par Jasper Stuyven.

"C'est seulement le troisième sprint que je fais avec Jasper (Stuyven), mais il fait un super travail pour moi. C'est différent par rapport à Bert (Van Lerberghe), mais les deux manières de faire fonctionnent", a-t-il expliqué en conférence de presse.

Il faudra sûrement attendre mercredi à Nevers (Nièvre), lors de la 11e étape, pour voir à nouveau Tim Merlier à l'oeuvre dans un sprint massif.

(Reportage de Vincent Daheron à Bergerac)