Crash près de Nancy: émotion et recueillement en hommage aux victimes information fournie par AFP 02/07/2026 à 18:31
Les victimes avaient "un point commun, l'amour du ciel ou l'envie de le découvrir": la "communauté meurtrie" des parachutistes et les familles ont rendu hommage jeudi aux 11 personnes tuées dimanche près de Nancy dans le crash encore inexpliqué d'un petit avion au décollage.
Plusieurs dizaines de personnes ont pris part à cette cérémonie organisée à l'aérodrome de Tomblaine, en banlieue de Nancy, d'où l'avion avait décollé avant de s'écraser quelques minutes plus tard.
Les portraits encadrés des 11 victimes ont été disposés sur une table par leurs proches, au pied d'une grande bâche à l'effigie de six d'entre elles (le pilote et les cinq moniteurs de parachutisme) accrochée à la façade d'un hangar.
Les 11 personnes tuées dimanche, deux femmes et neuf hommes âgés de 18 à 53 ans, "sont montées dans cet avion avec des sourires, de l'excitation, mais surtout avec l'envie de vivre quelque chose d'inoubliable", a souligné dans son discours Tiffany Blomme, présidente de la Fédération des exploitants professionnels de parachutisme.
Dans cette activité, "la sécurité n'est pas une option. Elle est notre culture et notre priorité absolue à nous tous. Chaque rotation, chaque saut est préparé avec rigueur", a-t-elle poursuivi. S'adressant aux moniteurs défunts, elle a promis de continuer à "faire vivre cette passion qui nous unit avec la même exigence, la même humilité, le même sens des responsabilités et ces mêmes sourires que vous savez offrir à chacun".
Une stèle en mémoire des victimes sera inaugurée dans quelques mois sur le lieu du drame, a par ailleurs indiqué le maire de Tomblaine, Hervé Féron.
Un peu plus tôt dans la matinée, un autre rassemblement avait eu lieu et une minute de silence avait été observée devant la mairie.
Quatre jours après le plus grave accident d'aviation légère en France, l'émotion reste vive dans la petite ville de 9.000 habitants.
Un enquête judiciaire a été ouverte pour "homicides involontaires" visant à déterminer d'éventuelles responsabilités. Mais les investigations vont prendre beaucoup de temps, a prévenu mardi Christian de Rocquigny, le procureur adjoint chargé du pôle accidents collectifs du parquet de Paris.
Parallèlement, "une enquête de sécurité" a démarré, confiée au Bureau enquêtes accidents (BEA) de l'aviation civile. Elle doit déterminer la cause du crash, afin d'améliorer les procédures, et pour faire en sorte qu'il n'y ait pas d'autres dommages.
Ses "conclusions nous permettront de tendre un peu plus vers le risque zéro", a souligné jeudi Mme Blomme.
Depuis l'accident, la structure ayant organisé les sauts, Tandemotion parachutisme, ne s'est pas exprimée dans les médias. "Nos pensées sont tournées avant tout vers les victimes, leurs familles, leurs proches et toutes les personnes que cette tragédie a bouleversées", a-t-elle simplement publié mercredi sur Facebook.