Contestation en Iran : le France déplore la répression "la plus violente" de l'histoire contemporaine du pays
information fournie par Boursorama avec Media Services 14/01/2026 à 11:38

"Nous voyons des manifestants abattus à bout portant par des armes d'assaut, des cadavres qui s'entassent dans des sacs, dans des hôpitaux saturés", a dénoncé la diplomatie française.

Jean-Noël Barrot à Paris, le 13 janvier 2026. ( AFP / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT )

Plus de 730 morts officiellement... Mais très certainement plusieurs milliers de victime en réalité. La répression du mouvement de contestation en Iran par le régime des ayatollahs pourrait être "la plus violente" de l'histoire contemporaine de l'Iran, a déploré mercredi 14 février le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, exhortant les autorités à la faire cesser "impérativement".

La répression a fait au moins 734 morts selon l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers.

"Nous soupçonnons la répression la plus violente dans l'histoire contemporaine de l'Iran et elle doit impérativement cesser", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio RTL , sans toutefois confirmer ces chiffres. C'est la demande formulée à l'ambassadeur d'Iran en France qui a été convoquée mardi, a expliqué le ministre.

Aux Iraniens de décider d'un changement de régime

"Des rares images qui nous sont parvenues, nous voyons des manifestants abattus à bout portant par des armes d'assaut , des cadavres qui s'entassent dans des sacs, dans des hôpitaux saturés, nous voyons des familles iraniennes endeuillées et nous entendons des appels de détresse auxquels nous ne pouvons rester insensible", a-t-il décrit.

Interrogé sur la nécessité de changer le pouvoir en Iran, Jean-Noël Barrot a souligné qu'il appartenait aux Iraniens de décider de leur propre avenir. "Et c'est cela que doivent entendre les autorités du pays", a-t-il dit.

En ce qui concerne la France, il a estimé que "la première de nos (ses) responsabilités, c'est d'assurer la sécurité de nos ressortissants qui se comptent à peu près au nombre de 900 en Iran, la sécurité de nos agents, de notre ambassade et puis bien sûr, de nos deux compatriotes Cécile Kohler et Jacques Paris", assignés à résidence à l'ambassade.