Comment la sélection colombienne s’est retrouvée au cœur de la campagne présidentielle information fournie par So Foot 12/06/2026 à 12:36
En pleine préparation pour le Mondial américain, la Colombie de Luis Díaz et de James Rodríguez s’est retrouvée au cœur des débats pour l’élection présidentielle colombienne, dont le second tour opposera le candidat de gauche Ivan Cepeda, proche du président sortant Gustavo Petro, au candidat d’extrême droite Abelardo de la Espriella. De quoi perturber l’entrée en lice des Cafeteros , prévue trois jours avant le scrutin final ?
C’est un geste technique vieux comme le monde, auquel le ballon rond est bien habitué : récupérer le cuir, pour l’orienter dans le sens d’une communication politique douteuse. Rarement élégante mais potentiellement diablement efficace, l’action permet souvent de marquer les esprits, en témoigne le « plat du pied sécurité » du candidat Macron à Sarcelles en avril 2017, ou encore l’appropriation bolsonariste du maillot de la Seleção en 2022. Parfois, la sélection nationale sert même directement de support aux idées de politiciens en manque de publicité. Ce fut le cas avec les commentaires racistes de Jean-Marie Le Pen, plus tard copiés par son héritière Marine Le Pen. Stigmatisant l’un et l’autre les trop nombreux « étrangers » qui portaient selon eux le maillot de l’équipe de France, leurs attaques ciblaient directement les joueurs issus de l’immigration. En Colombie, la lutte pour récupérer un peu du buzz de la sélection cafetera a pris une tout autre ampleur ces dernières semaines, entrant malgré elle en jeu dans le match étriqué opposant le candidat de gauche Ivan Cepeda et celui d’extrême droite Abelardo de la Espriella. Le tout, alors que le match retour des élections présidentielles locales est prévu le 21 juin prochain, trois jours avant l’entrée dans la compétition de Luis Díaz et consorts. On a connu contexte plus serein pour débuter dans la reine des compétitions…
Le maillot au centre du débat
Pourtant, au pays du réalisme magique si cher à Gabriel García Márquez, une règle prévalait jusque-là pour éviter les effusions de sang. En public, ne parler ni de foot, ni de politique. Lors de ces dernières semaines, les deux ont été allègrement mélangés. Résultat, une polémique nationale à n’en plus finir, dont le coup d’envoi fut donné par Abelardo de la Espriella, au soir de l’annonce des résultats du premier tour des élections présidentielles le 31 mai dernier. Arrivé en tête à la surprise générale (43,74% des suffrages exprimés, devant Ivan Cepeda, 40,90%), le cand
Par Baptiste Brenot pour SOFOOT.com
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