Ciotti nettement en tête à Nice selon un sondage, Estrosi dénonce "une manipulation"
information fournie par AFP 17/02/2026 à 19:18

Christian Estrosi (G) et Eric Ciotti (D), le 31 janvier 2026 à Nice ( AFP / Valery HACHE )

Eric Ciotti qui a quitté Les Républicains pour s'allier au RN, devance, dans un sondage, de dix points au premier tour des municipales à Nice le maire sortant Christian Estrosi, qui dénonce "une manipulation".

Le patron de l'Union des droites pour la République (UDR) obtient 41% des intentions de vote au premier tour, contre 31% pour l'actuel maire de Nice (Horizons), soutenu par LR, selon cette enquête de l'institut Cluster 17 pour Politico, publiée mardi.

Cette élection oppose les frères ennemis de la cinquième ville de France, autrefois alliés au sein de la droite et qui ont longtemps régné main dans la main, l’un comme député des Alpes-Maritimes, l’autre à Nice.

Leur rupture a été actée en 2017 après le rapprochement de Christian Estrosi avec Emmanuel Macron.

Dans un communiqué, l'équipe de campagne du maire sortant a présenté ce sondage comme "une manipulation" et annoncé qu'elle saisissait la Commission nationale des sondages afin qu’elle vérifie notamment "la conformité méthodologique de cette enquête et le caractère non tendancieux des questions posées".

"Nous disposons de témoignages de personnes sondées qui ne sont pas électeurs à Nice", affirme l'équipe de Christian Estrosi. "Ni les attaques personnelles, ni les sondages contestables n’altèreront notre détermination à ce que Nice ne tombe pas entre les mains du RN et des appareils politiques parisiens", a-t-on ajouté de même source.

Au troisième rang du sondage, l'écologiste Juliette Chesnel-Le Roux, soutenue par les socialistes et les communistes, obtient 12% des intentions de vote, juste devant Mireille Damiano (10%), qui mène la liste "Nice Front Populaire", qui rassemble LFI, le NPA, le Parti de gauche et Viva!.

Le candidat de Reconquête Cédric Vella se classe au 5e rang avec 4% des intentions de vote.

Lors des municipales, les candidats ont besoin d'atteindre 10% des voix pour se maintenir au second tour et 5% pour fusionner leur liste.

Le sondage qui, comme toute enquête d'opinion est une photographie du moment sans valeur prédictive, a été réalisé du 11 au 15 février auprès d'un échantillon de 937 Français représentatifs de la population niçoise âgée de 18 ans, dont 763 inscrits sur les listes électorales à Nice, selon la méthode des quotas.

La marge d'erreur est comprise entre 1,4 et 3,5 points pour le premier tour.