Chute du bitcoin : "Les risques sont en train de se matérialiser" et "heureusement ça n'est pas systémique", pointe le gouverneur de la Banque de France information fournie par Boursorama avec Media Services 06/02/2026 à 12:21
Le bitcoin , la principale cryptomonnaie, est tombé jusqu'à 60.000 dollars ce vendredi 6 février, environ trois mois après avoir atteint un record de 126.251,31 dollars pour un bitcoin.
Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau le rappelle une fois encore : le bitcoin est "un actif très volatil et très risqué". Et avec la plongée de cette cryptomonnaie ce vendredi 6 février, il a estimé que les risques sont "en train de se matérialiser", en observant que cela ne créait pas un danger "systémique".
Le bitcoin est tombé jusqu'à 60.000 dollars ce vendredi, pour la première fois en seize mois et trois mois après avoir atteint un record de 126.251,31 dollars pour un bitcoin. "Sur le bitcoin, les risques sont en train de se matérialiser, heureusement, ça n'est pas systémique", a déclaré François Villeroy de Galhau sur BFM Business. "J'ai toujours dit, a rappelé le gouverneur, nous avons toujours dit que c'était un actif très volatil et très risqué : on peut investir en bitcoin, mais on le fait à ses risques et périls".
Pour lui, "ce qui est en train de se passer montre que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel" : "je n'ai jamais cru les discours (de ceux qui disaient que) c'était la monnaie de demain, parce que la monnaie allait être complètement décentralisée, privatisée, libertaire...". "Ces discours sont en train d'exploser", selon lui, car un "placement sûr, où on a à la fois des rendements élevés et pas de risques", tel que le bitcoin était décrit par certains, "ça n'existe pas".
"La victoire contre l'inflation est acquise"
Au lendemain du maintien par la Banque centrale européenne de ses taux directeurs, François Villeroy de Galhau a estimé que "la victoire contre l'inflation est acquise", avec une hausse des prix en zone euro de 1,7% en janvier sur un an, en dessous même de la cible de 2% de la BCE. Il a considéré que les risques à la baisse de l'inflation étaient "plus significatifs" qu'à la hausse. Il s'est ainsi inquiété de "l'assez forte augmentation des importations chinoises" en Europe récemment, "en partie due à la fermeture du marché américain pour les exportateurs chinois".
Sur les six derniers mois de 2025, comparés aux six derniers de 2024, "les importations chinoises en zone euro ont augmenté de plus de 11% en quantité, et ont diminué de plus de 10% en prix. En combinant les deux ça fait un effet désinflationniste assez fort", a-t-il dit, et "nous surveillons de près" cette évolution.
Il a noté enfin que l'inflation française (+0,3% sur un an en janvier, en données nationales, +0,4% en données permettant les comparaisons européennes) était "plus faible" que dans les autres pays de la zone. Cela a "deux conséquences plutôt positives pour la France, du pouvoir d'achat (supplémentaire), et (la possibilité d'une) modération salariale, c'est bon pour notre compétitivité". Le gouverneur a indiqué que, "depuis le Covid, la France a regagné 10% de compétitivité par rapport à l'Allemagne et 6% par rapport à l'ensemble de nos partenaires européens".