Chili: le Parlement approuve la réforme fiscale du nouveau gouvernement Kast
information fournie par Boursorama avec AFP 22/07/2026 à 11:46

Le parlement chilien a approuvé mardi la quasi-totalité de la réforme fiscale impulsée par le nouveau président d'extrême droite Antonio Kast pour relancer l'économie, l'une de ses principales promesses de campagne.

Le président chilien Antonio Kast, à Montevideo (Uruguay), le 2 juillet 2026 ( AFP / SANTIAGO MAZZAROVICH )

Le projet de loi qui doit être encore promulgué comprend notamment une réduction progressive de l'impôt sur les sociétés, qui va passer de 27% à 23%, soit un niveau proche de la moyenne des pays développés.

"Nous avons la réforme (...) approuvée dans l'essentiel", s'est félicité devant la presse après le vote le ministre des Finances, Jorge Quiroz.

"Le Chili a approuvé la levée des barrières qui bloquent les investissements et l'activité économique, il a approuvé le fait d'apporter des garanties à ceux qui prennent le risque de réaliser ces investissements", a ajouté M. Quiroz.

La gauche s'oppose au plan Kast et dénonce les possibles coupes dans les prestations sociales que pourrait effectuer le gouvernement avec la réduction des recettes fiscales.

"C'est un changement de cap. Depuis 2014, le débat économique et fiscal au Chili avait toujours été (centré) sur une augmentation des taux d'imposition, une plus grande présence de l'Etat, un accent sur la redistribution", explique à l'AFP Rodrigo Arellano, politologue à l'Université du Développement.

"Si tu réduis les impôts (...) pour ceux qui viennent investir au Chili et que tu leur offres la sécurité, ils investissent, et cela signifie du travail", affirme à l'AFP Bernardo Romero, un commerçant du centre de la capitale âgé de 65 ans.

"C'est un retour en arrière", peste au contraire Maria Caceres, agente de sécurité de 43 ans. "Cette réforme est néfaste pour nous tous, pour la santé, pour l'éducation, pour les aides sociales qui ont beaucoup apporté et qu'il a été difficile de maintenir pendant de nombreuses années", critique-t-elle.

L'opposition a annoncé saisir le Conseil constitutionnel, ce qui pourrait retarder la promulgation de la loi.

C'est succès législatif clé pour les réformes voulues par le nouveau président, dont la popularité est en berne depuis sa prise de fonctions en mars.