Cessez-le-feu en Iran : le gaz européen plonge de 20%
information fournie par Boursorama avec Media Services 08/04/2026 à 10:16

L'annonce de la trève au Moyen-Orient, aux contours encore incertains, a fait retomber les cours des hydrocarbures. En attendant la suite.

(illustration) ( AFP / JOHANNA LEGUERRE )

Après le cessez-le-feu annoncé en Iran, le prix du gaz européen a reculé d'environ 20% mercredi 8 avril à l'ouverture, dans la foulée de ceux du pétrole. Le dollar dévisse quant à lui face aux principales devises, et perd même plus de 1% face à la livre.

Vers 06H30 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, plongeait de 17,51% à 43,93 euros. Peu après le début de la cotation à 06H00 GMT, il avait reculé brièvement de plus de 20% à 42.5 euros.

La devise américaine reculait de son côté de 1,10% à 1,3438 dollar pour une livre. Elle cédait aussi 0,92% face à la monnaie unique européenne à 1,1702 dollar pour un euro.

"J'accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l'Iran pendant deux semaines", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social un peu plus d'une heure avant l'expiration de son ultimatum. De son côté, Téhéran a annoncé des négociations avec la partie américaine pour mettre fin à la guerre à partir de vendredi et pour deux semaines, acceptant de rouvrir le détroit d'Ormuz si les attaques israélo-américaines cessent.

Le "scénario du pire" s'éloigne t-il?

Ces déclarations ont aussi fait s'envoler les Bourses en Asie et dévisser les prix du pétrole de plus de 15%. En effet, environ un cinquième du brut mondial transite habituellement par ce détroit stratégique, dont Téhéran orchestre la quasi-paralysie pour faire pression sur les Etats-Unis. "Le marché avait intégré dans les cours un scénario du pire, dans lequel l'accès par le détroit d'Ormuz serait compromis pendant une période prolongée. Le cessez-le-feu ne garantit pas la stabilité, mais il supprime la menace immédiate d'escalade, et cela suffit à faire s'effondrer la prime de risque qui s'était accumulée", résume Stephen Innes, de SPI Asset Management.

Le pétrole s'échangeant en dollars, quand son prix augmente, les acheteurs d'or noir ont besoin d'échanger davantage de leur devise en dollar pour obtenir la même quantité. Le dollar avait donc été "soutenu par la hausse des prix du pétrole, la remontée des rendements et la demande de valeur refuge liée aux tensions géopolitiques", ajoute M. Innes. A l'inverse le billet vert "s'est replié" après l'annonce du cessez-le-feu.