Cédric Meston, repreneur pressé de Duralex, qui se veut "responsable" information fournie par Boursorama avec AFP 15/10/2026 à 08:10
Le jeune entrepreneur Cédric Meston, qui vient de voir validé son projet de reprise de la verrerie Duralex, a déjà racheté Tupperware France et repris le fabricant de pneus reconditionnés Black Star, opérations à travers lesquelles il souhaite se forger l'image d'un entrepreneur "responsable".
Aujourd'hui âgé de 32 ans, le jeune chef d'entreprise a travaillé trois ans au sein du cabinet de conseil McKinsey, avant de fonder en 2019 la société de substituts végétaux à la viande Happyvore, une aventure qu'il quitte en 2024, pour se consacrer à la reprise d'entreprises en difficultés.
"Redresser des entreprises, c’est ainsi que l’on bâtit des économies plus solides", affiche-t-il sur son profil LinkedIn.
"C'est un sujet qui me passionnait depuis très longtemps", a-t-il déclaré à l'AFP. "Ma conviction, c'est que si on le fait bien, on donne des deuxièmes chances à des entreprises qui sont vouées à disparaître" sans cela.
Il assure que Black Star (rebaptisée depuis Leonard), depuis sa reprise, est "rentable" et "fait de la croissance", tout comme Tupperware France (renommé OOBO), qui a dégagé "plusieurs millions" de bénéfices cette année, selon lui.
L'objectif n'est "pas d'empiler les sociétés", assure M. Meston, pour qui "l'enjeu, c'est d'avoir un bon impact sociétal".
Quant à la gestion de son groupe, "chacune des sociétées est indépendante, avec son propre niveau de financement", indique-t-il : "si un jour on se plante sur une société, ce n'est pas tout le groupe qui s'effondre".
En quête de "marques françaises fortes qui font partie du patrimoine et ont également des sites industriels", ce qui n'est pas le cas d'OOBO, entreprise commerciale, il entend marquer un temps d'arrêt, ayant "largement du quoi occuper (ses) journées et (ses) nuits sur les prochains mois", avec Duralex.
Il souhaite promouvoir, à travers les produits qui sortent des usines de ses sociétés un changement "de nos habitudes de consommation pour être beaucoup plus responsable vis-à-vis de l'environnement".
Avec notamment "des produits plus écologiques" chez Tupperware, où le verre cotoie désormais le plastique et les composants recyclés.
Quant à Duralex, qui produit déjà des produits en verre trempé "quasiment incassable", il entend décarboner la production à terme en passant à l'électrique pour alimenter les fours de la verrerie, au lieu du gaz, très émetteur de CO2.
Sa holding Tomé, rejointe pour la reprise de Duralex par NJJ Capital, la holding du milliardaire Xavier Niel, tient son nom d'une petite île au large de Perros-Guirrec, dont est originaire une partie de sa famille, anciennement des pêcheurs.
Le jeune entrepreneur, qui a grandi "globalement en région parisienne", est aujourd'hui marié et sans enfants.